ICE, la police de l’immigration des États-Unis, prête à expulser les Haïtiens de Floride et de l’Ohio

Ils vivent en sursis, la peur au ventre, sous la menace d’être renvoyé de force dans un pays en proie à une grave crise sécuritaire.

Selon des fuites du Département d’Etat, ICE, la police de l’immigration étasunienne, prévoit d’effectuer 2 000 arrestations d’Haïtiens par jour dès la semaine prochaine dans le but de renvoyer 250 personnes par semaine sur deux vols charters hebdomadaire ; soit environ 125 migrants par vols pour un millier d’expulsions par mois.

Un pays pourtant « trop dangereux pour y voyager« 

Les opérations vont sans surprise se concentrer sur les États abritant les plus grosses communautés Haïtiennes du pays, comme la Floride ou l’Ohio.

La Cour Suprême des USA, qui a confirmé la décision prise par l’administration Trump, a donc estimé que la situation était désormais suffisamment stable en Haïti pour permettre aux Haïtiens de rentrer chez eux.

Les manifestations organisées ces dernières semaines dans plusieurs villes du pays par ceux qui s’opposaient à la fin du TPS n’ont manifestement pas suffit à infléchir la position de la plus haute Cour de Justice du pays, à majorité Républicaine.

Les expulsions de masse peuvent donc commencer ; obligeant des centaines de milliers de personnes à retourner dans un pays que le Département d’État des USA considère lui-même comme « trop dangereux pour y voyager« .

Les leaders de la communauté conseillent en ce moment aux personnes concernées d’éviter de prendre la route si ce n’est pas indispensable, de mémoriser un numéro d’urgence en cas d’interpellation, mais aussi d’éviter de fréquenter les épiceries et restaurants haïtiens, qui seront inévitablement pris pour cible par les agents de ICE.

Washington compte, par ailleurs, sur les « auto-expulsions » pour parvenir à son objectif final de plus de 300 000 reconduites d’Haïtiens… L’administration Trump offre un billet d’avion aller-simple et 2600 dollars en cash à tous ceux qui préféreraient quitter les USA de leur plein gré, plutôt que de subir l’humiliation d’une arrestation violente à leur domicile ou sur leur lieu de travail.

Une stratégie d’optimisation budgétaire puisqu’organiser une expulsion forcée coûte, en moyenne, plus de 18 000 dollars aux contribuables étasuniens, trois fois plus qu’un départ volontaire aidé.

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