Il fait plus de 5 000 km pour encourager les Canaris : on a rencontré « le plus grand fan québécois du FC Nantes »

Il en faut de la passion pour parcourir 5 500 kilomètres en sept heures de vol dans le but d’encourager ses protégés. De l’amour, Dominique en a à revendre pour le FC Nantes. Assez en tout cas pour s’offrir le voyage entre Montréal et la France et se poser dans les tribunes de la Beaujoire pour un match contre Brest qui sent la poudre.

Il découvre le FC Nantes à 13 ans, en jouant sur sa console

Oui, l’ambiance y est morose depuis plusieurs mois. Oui, le spectacle est bien triste sur le terrain depuis plus longtemps encore. Mais Dominique se range dans le camp des optimistes. De ceux qui veulent croire au maintien en Ligue 1. Des difficultés, cela fait déjà plusieurs saisons qu’on en traverse. Je veux garder espoir. Des gros clubs, on en a déjà tapés par le passé avec Vahid. L’exploit est toujours possible.

Entre le trentenaire et les Canaris, l’histoire est dingue. Elle a commencé sur FIFA, le célèbre jeu vidéo. En 2009. J’avais 13 ans. L’équipe de foot de Montréal n’était pas disponible sur le jeu. J’ai choisi le FC Nantes par hasard et, petit à petit, je me suis attaché au club. J’ai commencé à suivre son actualité, puis à écouter les matchs en direct à la radio, branché sur Loire Océan. Et me voilà ici.

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À quelques minutes du coup d’envoi, au milieu de dizaines de supporters, maillot numéro 27 floqué au nom de Moses Simon sur le dos, à saluer -timidement- l’arrivée du bus d’Anthony Lopes et consorts. Pas de grève des applaudissements pour celui qui s’autoproclame plus grand fan québécois du FC Nantes. Les occasions sont si rares que Dominique ne boude pas son plaisir.

Frustrante, la prestation des hommes de Vahid Halilhodzic a été saluée en Erdre et en Océane. | PHOTO PRESSE OCÉAN-NATHALIE BOURREAU

Frustrante, la prestation des hommes de Vahid Halilhodzic a été saluée en Erdre et en Océane. | PHOTO PRESSE OCÉAN-NATHALIE BOURREAU

Mais je comprends le ras-le-bol des supporters. Ils donnent tellement pour le club. C’est normal qu’ils soient déçus et refusent de les encourager. Je suis moins d’accord quand ça commence à siffler nos joueurs, témoigne-t-il tout en disant sa frustration, sur le plan personnel, de ne pas pouvoir assister à l’habituel show de la Brigade Loire. Ça manque, forcément. Je peux vous dire que même à la radio, la tribune fait du bruit. Mais heureusement, ce n’est pas mon premier match ici. Je suis déjà venu une fois, en 2023. C’était contre Nice en championnat.

Saison frustrante

À l’époque, Dominique profite de son séjour en Europe pour visiter Paris et Milan, deux autres grandes villes de soccer. Cette année, c’était Lyon et Annecy. Avant de conclure mon voyage à Nantes. La région est belle : j’ai découvert Le Croisic, la côte atlantique. Si les billets d’avion étaient moins chers, je viendrais plus souvent. Avec un passage obligatoire par le stade de la Beaujoire : Je cale mon programme en fonction du calendrier des matchs sourit cet employé dans un supermarché.

Reviendra-t-il même si l’équipe descend en Ligue 2 ? Je serai toujours derrière le FC Nantes. La saison est très frustrante (Ndlr, à l’image du résultat du match du jour), beaucoup de fans sont résignés mais je n’ai pas envie de lâcher. On connaîtra des jours meilleurs et l’ambiance reviendra. C’est ce qui s’appelle avoir la foi. Mais aussi un rafraîchissant brin de folie.

« Trop d’humiliations brisent notre motivation » : la tribune Loire poursuit sa grève des encouragements. | PHOTO PRESSE OCÉAN-NATHALIE BOURREAU

« Trop d’humiliations brisent notre motivation » : la tribune Loire poursuit sa grève des encouragements. | PHOTO PRESSE OCÉAN-NATHALIE BOURREAU

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