© Julien Thibert – La LDLC Arena, située dans la métropole lyonnaise, pourrait accueillir des épreuves de sports de glace dans le cadre des JO 2030.
À la veille d’une réunion importante entre les différentes parties prenantes, le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, s’est montré optimiste quant à l’organisation des sports de glace à Lyon lors des Jeux olympiques d’hiver 2030. « Je suis très heureux que le Cojop s’intéresse de près à Lyon et au territoire lyonnais », a-t-il déclaré.
Même confiance du côté de Laurent Wauquiez, député LR de Haute-Loire et l’un des initiateurs de la candidature Alpes 2030. « On est très confiant », a-t-il assuré, estimant que « tous les clignotants sont en train de se mettre au vert ».
Le refus de Nice a rebattu les cartes
Dans le projet initial, la répartition était claire : les épreuves de ski devaient se dérouler dans les Alpes du Nord tandis que les sports de glace étaient prévus à Nice. « Le ski devait être dans le Nord, et la glace au Sud », rappelle ainsi Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Mais la situation a changé après l’élection d’Éric Ciotti à la mairie de Nice. Le nouvel édile refuse d’installer une patinoire temporaire dans le stade Allianz Riviera pour accueillir les épreuves de hockey masculin. Une décision qui a contraint le comité d’organisation à étudier d’autres solutions, notamment à Lyon et à Paris.
Selon Fabrice Pannekoucke, les discussions ont montré qu’il serait difficile de séparer les compétitions masculines et féminines de hockey. « Il semblerait que les épreuves de hockey ne puissent pas être segmentées entre le masculin et le féminin et que cela entraîne l’ensemble du pôle glace », explique-t-il.
JO 2030 : Lyon s’appuie sur des infrastructures déjà prêtes
Même si « rien n’est acté » à ce stade, les élus régionaux estiment que le transfert de l’ensemble des sports de glace vers Lyon est aujourd’hui le scénario privilégié. « Nous nous orientons » vers cette solution, indique Fabrice Pannekoucke, qui précise que les réunions prévues dans les prochaines semaines devraient permettre de « fixer les choses d’ici un mois ».
Ces dernières semaines, plusieurs représentants du comité d’organisation ont visité différents équipements lyonnais susceptibles d’accueillir les compétitions. Parmi eux figurent la LDLC Arena de Décines-Charpieu, capable d’accueillir jusqu’à 16 000 spectateurs, le parc des expositions Eurexpo ou encore plusieurs patinoires de l’agglomération.
Grégory Doucet assure avoir eu connaissance d’« appréciations très positives » concernant ces infrastructures, qu’il juge capables « d’accueillir tout type d’événement ». Le maire de Lyon va même plus loin en proposant d’installer un futur village olympique dans le quartier de la Confluence et évoque « pourquoi pas la cérémonie d’ouverture ».
Éric Ciotti dénonce un « manque de considération »
Du côté de Nice, la perspective d’un transfert des épreuves passe mal. Éric Ciotti regrette que « la présence même des Jeux à Nice soit remise en cause ».
Le maire estime qu’un tel scénario priverait quasiment toute la région Provence-Alpes-Côte d’Azur des Jeux olympiques, alors même que la candidature est née de l’initiative de la région. Il dénonce « un manque de considération incompréhensible à l’égard de notre territoire et de ses habitants ».
La décision définitive n’a pas encore été prise. Mais à un peu plus de trois ans des Jeux d’hiver 2030, Lyon apparaît désormais comme la favorite pour accueillir l’ensemble des disciplines de glace, un changement majeur dans l’organisation du projet Alpes 2030.
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