John Travolta de retour à Cannes pour présenter son premier film

Pour cette 79ᵉ édition du festival de Cannes, la légende d’Hollywood John Travolta revient sur la Croisette avec son premier long-métrage, Vol de nuit pour Los Angeles.

John Travolta va faire swinguer la Croisette. Trente-deux années après le sacre de Pulp Fiction, décoré par la Palme d’or en 1994, l’acteur qui incarnait le personnage de Vincent Vega au fameux twist dansé, John Travolta, est de retour au Festival de Cannes avec son tout premier long-métrage réalisé : Vol de nuit pour Los Angeles. Le film figure parmi la section Cannes Première, son long-métrage d’une heure adapté de son livre publié en 1997 « Propeller One-Way Night Coach » suit l’histoire d’un enfant qui la nuit rencontre  « son premier amour », les avions, qui sortira prochainement sur Apple TV. 

Un hommage à son défunt fils

Le cinéaste de 72 ans est lui-même un grand passionné d’aviation, il possède notamment de nombreuses licences de pilote, propriétaire d’un Dassault Falcon 900, d’un Boeing 737 ainsi que d’un jet Eclipse 500. La célébrité américaine a même possédé pendant longtemps une piste d’atterrissage dans sa villa de Floride. Dans un entretien pour Business Jet Traveller, il nous offre quelques clés de compréhension sur le lien entre sa passion et son long-métrage : « Vous comprendrez ma passion pour l’aviation. Ça parle de l’âge d’or du service de luxe dans les airs et de comment, idéalement, on devrait encore en bénéficier aujourd’hui. »
Le film est d’autant plus attendu que John Travolta à l’origine avait écrit son livre pour son fils aîné, Jett, souffrant de crises épileptiques depuis l’enfance. Il est décédé à l’âge de 16 ans en 2009.

John Travolta a fait ses débuts dans le cinéma en tant qu’acteur en 1975 sur les chaînes télévisées américaines. En 1977, il s’impose rapidement en devenant le symbole même du film au succès planétaire avec La Fièvre du samedi soir de John Badham puis dans son rôle dans la comédie musicale Grease l’année suivante. Il s’est ensuite fait plus discret avant de revenir sur le devant de la scène deux décennies plus tard avec le triomphe mondial de 1994, Pulp Fiction de Quentin Tarantino. 

L’ambassadeur du cinéma hollywoodien à Cannes

Lors de cette 79ᵉ édition du Festival de Cannes, John Travolta est l’une des rares célébrités représentant Hollywood. À l’affiche, le film de James Gray, « Paper Tiger », avec Scarlett Johansson et Adam Driver, n’était au départ pas sélectionné, John Travolta aurait donc pu être le seul ambassadeur de l’industrie du cinéma américain cette année. 

Malgré ses quelques succès, l’acteur connaît depuis plusieurs années un petit trou d’air au niveau de sa carrière dans le cinéma. En effet, en tant que comédien, il tourne certes dans de nombreux films, mais ce sont des productions dites direct-to-film visant à miser sur la quantité plutôt que la qualité. Les téléspectateurs ont dernièrement pu le voir dans Cash Out, Speed Kills ou encore Paradise City. 

Une carrière sous le signe des montagnes russes

Dans les années 2000, l’auteur de sa biographie, Philippe Durant, notait notamment que John Travolta « vivotait » dans « des films où il n’apparaît d’ailleurs pas très longtemps, même quand son nom est en gros sur l’affiche. C’est le cas de beaucoup d’acteurs à partir d’un certain âge. De Niro ou Pacino font la même chose. En fait, une autre génération a pris leur place. Mais ces anciennes têtes d’affiche attirent encore des spectateurs. Et pour eux, ça devient une routine qui assure leur train de vie ».
Le principal concerné l’admet lui-même : « Les moments de creux, au lieu de les voir comme un mal, il faut les voir comme un champ des possibles qui s’ouvre sur tout ce qui peut de nouveau vous arriver », affirmait-il au Festival de Cannes en 2018 lorsqu’il présentait le thriller « Gotti », qui se traduira par un échec commercial.
C’est donc avec un premier long-métrage que le cinéaste  espère nous faire décoller à ses côtés.  

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