La Côte d’Ivoire souhaite relancer sa coopération sécuritaire avec le Mali et le Burkina Faso. C’est le message envoyé mardi 16 juin par Téné Birahima Ouattara, en marge du salon Eurosatory en France.
Dans un entretien accordé à l’AFP, le vice-Premier ministre ivoirien a estimé que la lutte contre le terrorisme ne pouvait être gagnée par un seul État.
« Il faut une collaboration et une mutualisation des forces », a-t-il affirmé, se disant prêt à reprendre les opérations conjointes avec les deux pays voisins si ceux-ci en manifestent la volonté.
Des relations dégradées depuis l’arrivée des juntes
Les relations entre Abidjan, Bamako et Ouagadougou se sont fortement détériorées depuis l’arrivée au pouvoir des juntes militaires au Mali et au Burkina Faso.
La coopération sécuritaire entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso s’est notamment interrompue en 2024, alors que les groupes jihadistes poursuivent leur progression dans plusieurs zones du Sahel.
Selon Téné Birahima Ouattara, ce gel des relations est regrettable alors que la menace reste élevée aux frontières nord de la Côte d’Ivoire.
Le modèle ivoirien face à la menace terroriste
Alors que le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, reste très actif au Mali et au Burkina Faso, la Côte d’Ivoire n’a plus connu d’attaque jihadiste meurtrière depuis 2021.
Les autorités ivoiriennes attribuent ce résultat à une stratégie mêlant sécurité et développement économique dans les régions frontalières.
Selon le ministre de la Défense, près de 3 000 militaires sont déployés dans le nord du pays. Des investissements ont également été réalisés pour améliorer les conditions de vie des populations locales.
Le responsable ivoirien a enfin réaffirmé le partenariat stratégique entre la Côte d’Ivoire et la France, notamment dans les domaines du renseignement, de la formation militaire et des équipements de défense.
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