La France annonce des investissements étrangers gigantesques en intelligence artificielle: révolution industrielle ou opération de communication?

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C’est le moment d’Emmanuel Macron. Depuis 2018 et son arrivée à l’Elysée, le président français se vante chaque année, début juin, d’investissements record dans l’Hexagone. Le sommet Choose France (Choisissez la France) est l’occasion de lister, en quelques heures, des injections massives de capitaux étrangers dans le pays. L’édition 2026, qui se tenait ce lundi au château de Versailles, devait être «formidable», selon Emmanuel Macron: 71 annonces, plus de 15 000 emplois à créer grâce à 93 milliards d’euros (85,1 milliards de francs) d’investissements. C’est tout simplement davantage que les promesses d’investissements cumulées des huit précédents événements, qui s’élevaient à 87 milliards d’euros.

Au cœur de l’édition 2026, il y a l’intelligence artificielle (IA). Et surtout le projet pharaonique annoncé dans La Tribune Dimanche par Masayoshi Son, directeur du conglomérat dans les technologies SoftBank. «Ce sera l’investissement le plus important en Europe dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle: 75 milliards d’euros au total, dont 45 milliards d’ici à 2031, dans les Hauts-de-France» pour la construction de centres de données, a affirmé Masayoshi Son. SoftBank, devenu lundi la première capitalisation boursière japonaise devant Toyota (avec 226 milliards de francs), veut créer plusieurs centres avec une puissance jamais vue dans le pays, en partenariat notamment avec Schneider Electric. «Jusqu’à maintenant, il y avait à peu près 1,5 gigawatt installé à la fin 2025 en France au niveau des centres de données, et là, ce qui est annoncé, c’est qu’il y aura une première phase de 3 gigawatts, puis une deuxième phase qui pourra aller jusqu’à 5», a affirmé Olivier Blum, directeur de Schneider Electric.

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