Madame la Présidente,
Je me joins d’abord aux remarques de mes collègues des Etats-Unis et du Pakistan pour féliciter la République Démocratique du Congo pour une excellente présidence en juillet pendant ce mois dense et pour vous souhaiter bonne chance pour reprendre le flambeau en août.
Je remercie également nos intervenantes du Bureau de la lutte contre le terrorisme et de la Direction exécutive du contre-terrorisme. Je présente au nom de la France nos condoléances au Pakistan pour l’attentat qui a endeuillé le pays récemment.
Madame la Présidente,
Alors que nous commémorerons, dans quelques semaines, le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre, le terrorisme demeure l’une des menaces majeures pour la paix et la sécurité internationales.
Cette menace continue d’évoluer et de se recomposer. Daech, Al-Qaïda et leurs affiliés font preuve d’une capacité de résilience et d’adaptation qui nous imposent de demeurer vigilants.
Nous remercions le Secrétaire général pour son dernier rapport, qui illustre la persistance de la menace posée par Daech et ses affiliés.
Sur le continent africain, que ce soit au Sahel, au Nigeria, ou en République démocratique du Congo, ces groupes continuent de mener des attaques meurtrières, dont les populations civiles sont parmi les premières victimes.
Au Levant, où tout vide sécuritaire pourrait favoriser une résurgence de Daech, la France soutient les nouvelles autorités syriennes dans leurs efforts de lutte contre le terrorisme et de stabilisation du pays et maintient son action au sein de la Coalition Internationale contre Daech. Le 7 juillet dernier, notre Président de la République était en visite en Syrie. Il a réaffirmé à cette occasion notre engagement qui s’inscrit dans le cadre d’un partenariat global. La réintégration des groupes qui ont combattu Daesh, tout particulièrement les Forces démocratiques syriennes, doit se poursuivre dans le respect des engagements pris à leur égard.
Enfin, Daech-Khorassan demeure actif dans sa zone d’opérations et reste susceptible de mobiliser des combattants à l’échelle internationale.
Dans ce contexte, la communauté internationale doit rester mobilisée pour lutter contre le terrorisme, selon une approche globale et équilibrée, qui permette de traiter l’ensemble des facteurs du terrorisme, dans le respect des droits de l’Homme et du droit international.
La France salue à cet égard l’adoption, le mois dernier, de la 9e revue de la Stratégie mondiale contre le terrorisme. Nous nous tenons prêts à soutenir les travaux de cette stratégie. Je ferai quelques remarques sur celles-ci.
Premièrement, la lutte contre le financement du terrorisme demeure un enjeu essentiel, sept ans après l’adoption de la résolution 2462 en 2019 qui avait marqué une première mobilisation du Conseil sur cette question. La France a accueilli en mai dernier la 5e conférence « No Money for Terror », qui a permis d’encourager les efforts de coopération dans ce domaine, et de souligner la nécessité de prévenir le détournement des innovations financières à des fins de financement du terrorisme.
Deuxièmement, le mésusage des technologies émergentes, à des fins de recrutement et de radicalisation, constitue également une préoccupation majeure. Dans le cadre de sa présidence du G7, la France appelle à renforcer la coopération pour protéger les mineurs face aux contenus terroristes, dans le respect des principes d’un Internet libre et ouvert.
Enfin, il convient de poursuivre les travaux pour soutenir, de façon coordonnée, le renforcement capacitaire des Etats en matière de lutte antiterroriste.
La France réitère son plein soutien à l’action du Conseil et en particulier aux travaux du Comité 1267, qui doit faire usage de l’ensemble des outils dont il dispose pour contrer l’action des groupes terroristes.
Je vous remercie.
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