Monsieur le Président,
Félicitations pour votre accession à la présidence du Conseil, vous avez bien entendu tout notre soutien. Félicitations également à la Colombie pour l’exercice d’une présidence dense et active le mois dernier.
Je remercie Mme la Sous-Secrétaire générale aux affaires politiques, Mme Elizabeth Spehar, pour son exposé extrêmement précis. Le Conseil se réunit à la demande du Royaume de Bahreïn, dont la France salue le Ministre des Affaires étrangères, Son Excellence M. Abdullatif bin Rashid Al Zayani. Cette demande résulte des attaques de drones iraniens dont le Royaume de Bahreïn a fait l’objet le 28 juin dernier, attaques qui ont causé la destruction de bâtiments d’habitations, notamment.
Ces attaques, ainsi que les attaques de missiles balistiques iraniens sur le Koweït menées le 27 juin, sont inacceptables et elles s’inscrivent en contravention flagrante avec la résolution 2817, adoptée par le Conseil de sécurité en mars dernier.
La France condamne ces attaques iraniennes avec la plus grande fermeté et réaffirme son engagement indéfectible en faveur de la sécurité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de tous ses partenaires au Moyen-Orient.
Depuis le début de cette crise, la France s’est tenue à leurs côtés face aux attaques unilatérales de l’Iran sur leurs territoires. Elle reste aujourd’hui pleinement engagée pour participer à leur défense.
Monsieur le Président,
Ces attaques démontrent à nouveau la nécessité d’une désescalade durable et complète dans la région. Le mémorandum d’entente conclu entre les Etats-Unis et l’Iran doit ouvrir la voie à une solution diplomatique durable, à même de restaurer la sécurité et la stabilité dans la région et de stabiliser l’économie mondiale. La France soutient les efforts des médiateurs et des parties pour que les discussions avancent et aboutissent sur les différents chapitres.
En premier lieu, il convient d’avancer sans tarder vers la réouverture complète du détroit d’Ormuz. La reprise du trafic maritime, sans restriction ni péage, est une condition indispensable à la stabilité régionale et à celle de l’économie mondiale. Les attaques contre des navires commerciaux doivent cesser immédiatement. La navigation au sein du détroit doit être libre, sans conditions ni restrictions, conformément au droit de la mer.
La France, avec le Royaume-Uni et près de trente Etats de plusieurs continents et de la région, ont pris l’initiative d’une mission multinationale indépendante, neutre et défensive, qui se tient prête à contribuer aux efforts pour restaurer des conditions de navigation sûres dans cette voie maritime internationale. Cette mission pourra notamment participer au déminage dans le détroit et à l’accompagnement des navires commerciaux transitant par Ormuz. Le dialogue se poursuit avec toutes les parties prenantes à cet effet.
Monsieur le Président,
Des négociations détaillées se sont également engagées sur la question nucléaire. Nous soutenons pleinement les efforts pour parvenir à un accord robuste sur le plan de la non-prolifération, garantissant de manière vérifiable que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire.
Seule la conclusion et la mise en œuvre d’un tel accord permettront d’envisager le moment venu la levée des sanctions pertinentes du Conseil de sécurité, qui ont été rétablies en septembre dernier par ce Conseil.
Monsieur le Président,
La France appelle l’ensemble des parties à s’abstenir de toute action susceptible de provoquer une nouvelle escalade militaire, dont les conséquences seraient désastreuses pour la région et pour le monde. Elle les appelle aussi à persévérer dans la voie d’un règlement diplomatique.
La France est mobilisée pour contribuer, aux côtés des parties, à l’avènement d’une paix durable.
Je vous remercie.
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