La martiniquaise originaire de Saint-Anne et mère de 4 enfants était très active sur les réseaux sociaux. Elle a aussi milité dans les rangs de l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Martiniquais (Assaupamar).
Rosalie Gaschet, la présidente de l’association écologiste, était très proche d’Anicia Berton, qu’elle a accompagnée pendant toute sa maladie.
Elle revient sur le calvaire médical qu’elle a vécu avant de rendre son dernier souffle et qui doit alerter d’autres femmes :
Anicia a eu un premier cancer puis un deuxième cancer dû à une injustice : après avoir subi une ablation des deux seins, on lui a proposé deux prothèses mammaires. Et ne voilà-t-il pas que ces prothèses faisaient partie des prothèses qui avaient des problèmes ? [ndlr : la société PIP avait commercialisé à grande échelle des prothèses mammaires défectueuses, causant le cancer puis la mort d’une femme en 2011.] Elle n’a jamais été appelée pour les enlever, c’est ce qui lui a fait son deuxième cancer.
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Un combat que Rosalie Gaschet compte bien mener :
J’espère que ce sera suffisamment relayé. On avait déjà recensé 300 femmes qui n’avaient pas été consultées, 300 femmes qui ont encore ces prothèses. Je vais me battre pour ce combat parce que ça nécessite un éclaircissement, une vérité. Il faut qu’on sache ce qui s’est passé.
« une femme de conviction et de courage »
Rosalie Gaschet, la présidente de l’Assaupamar, souligne la ténacité de la militante et son engagement pour la population martiniquaise :
Le combat qui animait Alicia Berton, c’est le même combat qui anime l’Assoupamar : se battre pour la défense de l’intérêt général. C’est une voix qui s’éteint. Alicia était une femme de conviction, une femme de courage. Elle n’a jamais arrêté de se battre. Elle a consacré sa vie à défendre les causes qu’elle estimait justes : la protection de l’environnement, la lutte contre le chlordécone, la santé des Martiniquais, les terres volées, la dignité de tout ce peuple. On pouvait partager ou non ses positions, mais personne ne pouvait nier sa détermination et sa sincérité. Elle va beaucoup nous manquer.
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Le Groupe Révolution socialiste décrit une femme « combattante sincère, déterminée, lucide », qui avait « transformé sa colère contre l’empoisonnement chimique en énergie sans limites contre l’injustice, la lâcheté, l’indifférence aux malheurs d’autrui. »
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