Après 10 décès liés au choléra dans l’Extrême-Nord du Cameroun, les autorités intensifient la surveillance et la coordination transfrontalière.
Le ministre de la Santé publique, Malachie Manaouda, a présidé vendredi à Maroua une réunion d’évaluation de la situation avec le gouverneur de la région, Midjiyawa Bakari, et des responsables sanitaires.
Les enfants en première ligne
Selon le délégué régional de la Santé publique, Hamadou Bava, 166 cas ont été notifiés dans quatre districts de santé. Les enfants et adolescents âgés de 5 à 14 ans sont les plus touchés.
Les autorités attribuent l’apparition des cas à l’arrivée d’un patient en provenance du Nigeria voisin. La mobilité des populations, la promiscuité et l’insécurité dans cette zone frontalière constituent des facteurs de propagation.
Bava a précisé que plus de 60 % des patients arrivaient dans les structures de santé à un stade sévère, ce qui appelle à une détection précoce de la maladie.
Un dispositif de riposte renforcé
À l’issue de la réunion, plusieurs mesures ont été adoptées, notamment le renforcement de la surveillance épidémiologique et l’intensification des campagnes d’hygiène.
Le ministre a annoncé l’activation de mécanismes de gestion de crise et une coordination avec le Tchad, le Nigeria et la Centrafrique pour le contrôle aux frontières.
Une demande de vaccins sera adressée aux partenaires internationaux dès lundi. Des opérations de désinfection ont déjà débuté dans les formations sanitaires et les agences de transport du Logone-et-Chari.
Manaouda a indiqué que la situation demeurait sous contrôle et que la progression de l’épidémie affichait une tendance à la baisse.
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