Le Soudan du Sud replonge dans la guerre : les civils pris en étau entre le gouvernement et les rebelles
Cela fait partie des conflits qui passent sous les radars médiatiques avec la guerre au Moyen-Orient : le Soudan du Sud replonge dans la guerre et les civils se retrouvent pris entre deux feux. Victimes de bombardements, déplacés : 300 000 hommes, femmes et enfants ont dû quitter leur maison depuis décembre dernier, survivant aujourd’hui dans le plus grand dénuement, contraints de dormir à la rue, parfois, sans accès à des soins, à l’eau, à de la nourriture, alerte la BBCOuverture dans un nouvel onglet. Plus de 800 000 enfants risquent une malnutrition aigüe, ajoute AfricanewsOuverture dans un nouvel onglet. 70 % des jeunes ne sont plus scolarisés dans la nation la plus récente du monde. L’ONUOuverture dans un nouvel onglet craint une nouvelle guerre civile généralisée et des crimes de guerreOuverture dans un nouvel onglet, avec des sources d’eau empoisonnées ou détruites lors de frappes aériennes gouvernementales. Au moins 169 personnes ont été tuées lors d’un raid mené dans le nord du pays, rapporte le GuardianOuverture dans un nouvel onglet, près de la frontière soudanaise : « Parmi les victimes figuraient des femmes, des enfants et des membres des forces de sécurité gouvernementales ». De son côté, Médecins Sans Frontières a déclaré queOuverture dans un nouvel onglet 26 de ses employés étaient portés disparus, indique encore le GuardianOuverture dans un nouvel onglet.
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L’épicentre des affrontements meurtriers se situe dans l’État de Jonglei, dans l’est du pays, avec, d’un côté, les forces gouvernementales, fidèles au président sud-soudanais Salva Kiir, et de l’autre, les milices d’opposition fidèles à l’ancien vice-président Riek Machar, après qu’un accord de partage de pouvoir a volé en éclats, précisent la BBCOuverture dans un nouvel onglet et The New HumanitarianOuverture dans un nouvel onglet. Riek Machar est assigné à résidence à Juba, la capitale du Soudan du Sud : il a été suspendu de ses fonctions de vice-président après avoir été accusé de complot et de trahison. Ses partisans, au sein de l’Armée populaire de libération du Soudan SPLA-IO ont pris le contrôle de villes dans le Jonglei et d’autres États voisins : ce sont ces forces rebelles que l’armée loyaliste du Soudan du Sud veut déloger, rapportent Radio Tamazuj et le quotidien Sudans Post. « Quand nous arriverons là-bas, n’épargnez ni les personnes âgées, ni les poulets, ni même les maisons », a lancé le général Johnson Olony face à ses troupes qui veulent mater la rébellion, notamment dans l’Etat du Jonglei et du Haut-Nil, rapporte le Sudans Post. Alors qu’ils avançaient, « menaçant Bor, la capitale du Jonglei, ces rebelles ont semé la désolation sur leur passage. Des villages entiers ont été incendiés », décrit la BBCOuverture dans un nouvel onglet, et « des civils tués sans distinction. »
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Des civils ont également été attaqués par les forces gouvernementales
Le gouvernement a répliqué avec violence face aux rebelles et des civils ont également été attaqués, comme la famille de Nyawan Koang. Cette jeune femme de 30 ans et ses cinq enfants ont fui Ayod, » un comté isolé et majoritairement pastoral de l’État de Jonglei, où des affrontements armés faisaient rage entre les militaires et leurs adversaires », raconte la BBCOuverture dans un nouvel onglet. « Nyawan a perdu ses deux parents lorsqu’une frappe aérienne a touché leur petite hutte au toit de chaume. « Le feu est tombé du ciel et les a brûlés », témoigne-t-elle auprès de la BBCOuverture dans un nouvel onglet. Cette Sud-Soudanaise et ses enfants ont dû « marcher pendant deux jours pour atteindre le village poussiéreux de Duk « où des organisations humanitaires arrivent encore à fournir des vivres et des médicaments », précise le média public britanniqueOuverture dans un nouvel onglet.
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Avec l’intensification des combats et les restrictions gouvernementales, des ONG et des hôpitaux n’arrivent plus à faire face à l’affluence des blessés : « Nous manquons de tout, nous sommes en rupture de stock pour le matériel chirurgical, plus d’énergie pour approvisionner notre hôpital », s’inquiète, devant la caméra d’Al JazeeraOuverture dans un nouvel onglet, le Dr Gil Samuel, un chirurgien qui enchaîne les amputations sur les civils sud-soudanais dans la ville d’Akobo, dans l’État du Jonglei. Ce médecin en « appelle au gouvernement pour qu’il autorise l’accès humanitaire à la zone touchée par la guerre », sachant que « les coupes budgétaires dans l’humanitaire n’ont rien arrangé », ajoute Al JazeeraOuverture dans un nouvel onglet : l’an dernier, un hôpital à Akobo était soutenu par Care International. « L’organisation affirme, aujourd’hui, qu’elle reprendra ses opérations dès que possible. » « Mais cela ne ramènera pas la mère d’un jeune garçon », hospitalisé, lui, à Akobo après une blessure à la jambe, déplore Al JazeeraOuverture dans un nouvel onglet : « Des forces gouvernementales ont attaqué son village, tirant sur les civils. Ils ont abattu sa mère alors qu’elle tentait de s’enfuir avec lui dans la brousse. » L’ONU et les ONG craignent le pire, aujourd’hui, huit ans après la fin de la guerre civile qui avait fait près de 400 000 morts, rappellent la BBCOuverture dans un nouvel onglet et le GuardianOuverture dans un nouvel onglet. Impossible, aujourd’hui, de connaître le nombre de victimes depuis la reprise du conflit. L’armée sud-soudanaise a ordonné, au début du mois, aux forces de la mission onusienne au Soudan du Sud et aux ONG de se retirer de la région d’Akobo, bastion des forces rebelles près de la frontière avec l’Éthiopie, avant des offensives militaires d’ampleur, rapporte l’agence de presse APOuverture dans un nouvel onglet, mais les Casques bleus ont refusé de se plier à cet ordre. Le travail des ONG compliqué par la violence actuelle mais aussi par les pluies qui rendent généralement les routes impraticables, note la BBCOuverture dans un nouvel onglet. The New HumanitarianOuverture dans un nouvel onglet craint, lui, des massacres à caractère ethnique à huis clos.
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