En arrivant chez Vicky Haché et Rémi Robichaud à Inkerman, dans la ville de Shippagan, on sait qu’on est au bon endroit pour regarder un match de hockey avec toutes les décorations extérieures aux couleurs des Canadiens de Montréal devant la maison.
Ils ne sont pas les seuls à y suivre les performances de la Sainte-Flanelle: lors des matchs diffusés à la télévision, la maison du couple se remplit régulièrement de partisans.
Nous avons eu l’occasion de le constater lors de notre visite pour le deuxième match de la deuxième ronde des séries éliminatoires entre Montréal et les Sabres de Buffalo.
Les Canadiens se sont inscrits au pointage tôt dans la rencontre, ce qui a provoqué la joie dans la maison, à l’instar du Centre Bell, alors que tous ont entonné le populaire Olé! Olé! Olé!
«C’est beau de voir tout le monde ensemble», affirme Vicky Haché.
Pour elle, sa maison ne sera jamais trop pleine.
«Pour moi, la famille, les liens, l’amitié, c’est important. Il y a de la place pour un, il y a de la place pour 20. Tout le monde amène sa part, apporte quelque chose, ça finit par un gros lunch sur la table.»
Si jamais les Canadiens se rendent à la finale de la coupe Stanley, «on va louer le petit centre à Inkerman. C’est déjà prévu», déclare-t-elle.
Comme tout bon partisan des Canadiens, son conjoint possède des articles de collection dans son sous-sol.
Au mur sont accrochés des cadres avec photos des joueurs vedettes des années glorieuses, ainsi qu’un portrait de lui, accompagné d’un cousin et d’un oncle lors d’un match présenté au Centre Bell en janvier.
Rémi Robichaud conserve aussi une montre reçue en 2009 pour souligner le 100e anniversaire des Canadiens de Montréal.
«À l’époque, Jean-Coutu les vendait 80$. Aujourd’hui, elles valent entre 150 et 200$. Il ne s’en fait plus», dit-il.
Au milieu de la pièce, au plafond, on retrouve une lampe en forme de tableau indicateur.
Une partisanerie qui date de loin

Inkerman, 8 mai 2026
M. Robichaud est un fier partisan des Canadiens depuis sa tendre enfance. L’intérêt et la passion se sont développés vers 8 ans.
«On rentrait dans l’autobus et on échangeait des cartes de hockey.»
«On jouait au hockey à Inkerman quand il y avait une patinoire. C’était mon père qui s’en occupait. C’était le hockey-bottine dans le temps. Je n’ai jamais chaussé trop trop de patins.»
Dans le cas de Vicky Haché, elle écoutait le hockey avec ses frères lorsqu’elle était toute jeune.
«Quand j’ai commencé à sortir avec Rémi, bien, tu ne peux pas avoir un “fan plus teindu” que ça», souligne-t-elle.
Lors de son anniversaire de naissance, le 4 mai dernier, celui-ci a reçu un gâteau aux couleurs bleu, blanc, rouge avec le logo de l’équipe au centre.
Rémi Robichaud n’a jamais eu la chance de célébrer une conquête de la coupe Stanley des Canadiens, puisqu’il ne s’est véritablement passionné pour l’équipe de Montréal qu’après le triomphe de 1993.
«Ma grande sœur s’en souvient, elle», dit-il en désignant Karine Mazerolle, présente dans le salon devant la télé.
Dans le salon se trouve également la maman de Vicky, Martha Haché, portant fièrement le chandail des Canadiens. «Ça doit faire comme 50 ans que je l’ai», lance-t-elle.
Bien sûr, la mascotte des Canadiens, Youppi!, est installée confortablement sur le divan.
«Il y a une chose qui est sûre, c’est que les partisans des Canadiens sont reconnus pour être superstitieux. Ici on ne fait pas exception», indique Rémi Robichaud.
«En 2021, lors de la finale de la coupe Stanley, on a ressorti des roches cools qu’on avait trouvées. Quand les Canadiens jouent et que ça va mal, on frotte une roche», explique-t-il en s’exécutant avec l’une des deux pierres précieuses.
Sa conjointe apprécie le mélange des générations dans son salon.
«Tu as nos amis, ma belle-sœur, ma nièce qui vient tout le temps, Raphaël (leur fils) qui apporte un ami qui n’en manque pas une. Je trouve qu’en 2026, des rassemblements familiaux il n’y en n’a pas assez, mais des rassemblements comme celui-ci où tout le monde a le même plaisir, c’est ça qui est le fun», explique-t-elle.
Vicky rit beaucoup des réactions de sa belle-soeur, Karine Mazerolle, lors d’un match.
«Ça me touche beaucoup de voir tout le monde à la maison, mais la mascotte numéro 1 des vidéos qui sont mises sur Facebook, celle qui fait rire les gens chez eux, c’est Karine, la sœur de Rémi. Je crois que ce sont eux qui devraient être mis à l’honneur, car ç’a commencé avec Karine et Rémi. Comme frère et soeur, ils vivent ça ensemble depuis longtemps.».
«Quand on écoute les matchs, Karine est toujours ici. Moi, c’est mon plaisir de prendre des vidéos et rire ma vie derrière la caméra», ajoute sa belle-sœur qui place souvent des vidéos sur Facebook tout au long du déroulement d’une partie.
«Ça crée un engouement. J’ai une de mes vidéos qui a plus de 50 000 vues», signale-t-elle.
Mine de rien, ses vidéos provoquent des rires ici comme ailleurs, entre autres dans certains foyers de soins de la région.
«S’il y a une chose que les Canadiens m’ont appris en saison cette année, c’est que ce n’est pas fini tant que ce n’est pas fini. Ils sont capables de surprendre tout le temps», ajoute celui qui se décrit comme un «fan fini».
«Je n’écoute même pas le hockey d’habitude. Je suis venu ici parce que ce sont tous mes amis. Ils m’ont invité et on a assez de fun! Je viens toutes les fois maintenant», exprime Adam Blanchard.
Tous et toutes espèrent maintenant que leurs rendez-vous se poursuivront encore longtemps ce printemps et, pourquoi pas, jusqu’à la conquête de la Coupe Stanley!
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