Adam Abu-bashal
21 Juin 2026•Mise à jour: 21 Juin 2026
AA / Abuja
Les Pays-Bas et l’Allemagne s’apprêtent à restituer au pays environ 2 000 objets historiques et biens culturels volés au Ghana durant la période coloniale.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a indiqué dans une déclaration sur ses réseaux sociaux que les deux pays ont fait part de leur volonté de restituer ces œuvres lors de la « Conférence sur la justice réparatrice » organisée au Ghana du 17 au 19 juin.
Ablakwa a précisé que les ambassadeurs des Pays-Bas et de l’Allemagne à Accra ont présenté le catalogue recensant les objets dont la restitution est prévue, au président ghanéen John Dramani Mahama, lors de la session plénière de la conférence.
Indiquant que parmi les œuvres devant être restituées figurent de nombreux objets d’importance culturelle et historique sortis du pays par le passé, Ablakwa a également fait savoir que le ministre danois des Affaires étrangères a présenté ses excuses pour le rôle de son pays dans la traite transatlantique des esclaves et s’est engagé à soutenir la préservation des châteaux historiques construits par le Danemark.
Ablakwa a souligné qu’à la suite de la résolution sur la restitution des biens culturels adoptée aux Nations Unies (ONU) sous l’égide de son pays, les pays européens ont commencé à prendre des mesures plus positives en la matière.
– Les pays africains réclament la restitution de leurs objets historiques
Des milliers d’objets historiques d’origine africaine emportés en Europe pendant la période coloniale se trouvent encore aujourd’hui dans divers musées et collections européens.
Ces dernières années, alors que les pays africains ont intensifié leurs demandes visant à rapatrier leur patrimoine culturel pillé durant la période coloniale vers les pays auxquels il appartient, certains pays européens tels que l’Allemagne, les Pays-Bas, la France et la Belgique ont pris des mesures en vue de restituer diverses œuvres.
Le Ghana mène également depuis longtemps des démarches diplomatiques afin de dresser l’inventaire de ses objets historiques se trouvant à l’étranger et de garantir leur retour au pays.
* Traduit du turc par Mariem Njeh
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