« Les plannings sont presque remplis à 100 % » : pourquoi c’est si difficile de trouver des salles pour les associations ?
Pour n’importe quelle association, avoir un local où organiser son activité, c’est un peu une nécessité. Seulement en ce moment, le secteur est plutôt bouché. Certaines communes du Sedanais affichent des taux de remplissage élevés, ce qui n’arrange pas les associations qui recherchent activement un endroit où s’implanter.
Priorité aux associations locales
C’est le cas d’Allison Charlier qui, avant de trouver un endroit à Sedan pour y proposer pilates, renforcement et cardio, a sondé une quinzaine de communes à la recherche d’un endroit où dispenser des cours. « J’avais écrit à 14 mairies juste pour un créneau. Seulement trois m’ont répondu en me disant que des créneaux étaient réservés pour les associations du village. »
La coach sportive a par exemple demandé à disposer du cosec de Balan, en vain. « Pour quatre séances, ce n’était pas possible. On s’est dit qu’on y arriverait jamais », ironise maintenant Allison.
Un problème que connaît justement bien le maire de Balan, Alban Collinet car les trois salles de la commune affichent un taux de remplissage plutôt élevé. « Pour la salle des sports, les plannings sont presque remplis à 100 % », présente-t-il.

La commune met donc à disposition la salle, gratuitement pour les associations du village qui sont prioritaires pour la location des lieux. « Il y a beaucoup d’associations qui veulent toutes une salle mais on prête les locaux quand il y a un intérêt pour la commune. »
Toute une organisation
Un fonctionnement qui est similaire pour les autres communes, à l’image de Vrigne-aux-Bois. « On a beaucoup d’associations, on essaie de caser tout le monde où on peut », explique Christophe Bailly, le maire. Car même si le village est plus important que Balan et compte 35 associations, le problème reste le même.
« Je n’ai pas entendu dire que les associations étaient en manque de salles. C’est sûr que c’est tendu, que les créneaux sont bien remplis », analyse le maire. « Il y a des réunions une fois par an pour préparer l’occupation des salles par les associations pour l’année suivante. » Une organisation millimétrée qui laisse donc peu de place pour accueillir les associations des villages alentour. « Quand les salles ne sont pas occupées, elles sont mises à disposition pour d’autres associations. »
Gratuit ou payant
Si des communes rencontrent le même problème, elles n’ont pas toutes le même mode de fonctionnement concernant la tarification ou la gratuité de ces lieux. Pour Balan par exemple, les associations de la commune ont le droit gratuitement à une salle. Bazeilles propose une organisation semblable. « Les associations du village disposent gratuitement des salles », indique le maire Marc Guéniot, qui affirme qu’à Bazeilles « aucune demande pour l’occupation des salles par les associations n’est pas honorée ».
À Vrigne-aux-Bois, la démarche est différente : « On leur octroie la salle gratuitement uniquement pour que les associations puissent faire leur assemblée générale et une soirée », détaille Christophe Bailly. « La salle devient payante après, selon les frais qu’il y a à couvrir. » Des tarifs qui dépendent aussi de la taille des salles.
La commune de Noyer-Pont-Maugis part sur un fonctionnement différent. « On prête une fois la salle gratuitement aux associations puis elles doivent payer le chauffage. On essaie d’arranger sans que ça nous coûte », expose Ludivine Chartier, adjointe.
Quelles solutions ?
Devant une offre qui est manifestement trop faible par rapport à la demande, comment faire pour contenter tout le monde ? L’une des solutions les plus efficaces serait de construire des salles. En théorie oui, mais en pratique, c’est un peu plus compliqué.
Maintenant avant de créer une association, il faut réfléchir à l’endroit où on va l’implanter
« Il faut les finances », réagit Magali Venuti, première adjointe à la commune de Balan. Des finances pour construire les lieux mais aussi assurer le fonctionnement. « La salle des sports nous coûte 30 000€ par an pour l’entretien. Le fonctionnement est très cher », complète le maire Alban Collinet. « Maintenant avant de créer une association, il faut réfléchir à l’endroit où on va l’implanter. »
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