« L’Espagne a beaucoup à offrir » : la ministre des Sports espagnole « convaincue » que son pays accueillera la finale de la Coupe du monde 2030
Après avoir remporté sa deuxième Coupe du monde, l’Espagne est au sommet et a déjà les yeux tournés vers la finale du prochain Mondial, en 2030. Avec l’envie de la gagner, comme beaucoup d’autres nations, mais aussi l’espoir bien plus concret de l’accueillir.
Alors qu’elle coorganisera l’événement, avec le Portugal et le Maroc, l’Espagne convoite en effet la réception du match plus le plus important du tournoi, au même titre que son voisin de l’autre côté de la Méditerranée. La ministre des Sports hispanique, Milagros Tolón, l’a répété ce mercredi. « L’Espagne a beaucoup à offrir, et pas seulement sur le plan sportif – nous venons de remporter la Coupe du monde, aussi bien chez les hommes que chez les femmes », a-t-elle rappelé lors d’un entretien à la radio espagnole Cadena Ser.
« L’Espagne a également été, avec le Portugal, à l’initiative de la candidature pour le Mondial, avant que le Maroc ne s’y joigne. Je suis convaincue que la finale aura lieu en Espagne », assume la ministre en soulignant le caractère « impératif » d’organiser la rencontre chez les champions du monde, au Santiago Bernabeu.
« La décision finale appartient à la Fifa »
Pourtant, selon des informations du Times et de RMC, une affaire de chantage contrecarrerait les plans de l’ancienne députée. Ce mercredi, lors de la réunion de crise organisée par Gianni Infantino, le président de la Fifa aurait proposé un échange douteux à Fouzi Lejkaa, le président de la Fédération royale marocaine : organiser la finale de la Coupe du monde 2030 en échange d’un soutien aux élections de la Fifa en mars 2027. Une information contredite quelques heures plus tard par l’instance mondiale.
Malgré ces rumeurs, Milagros Tolón réaffirme sa confiance envers la fédération. « Nous collaborons avec la Fifa et notre prochaine réunion aura lieu en septembre. Ils ont été très clairs et catégoriques en démentant cette information. La décision finale appartient à la Fifa, mais nous voulons que cela se passe dans notre pays car nous le méritons et nous l’avons toujours défendu dans le cadre de cette candidature conjointe. »
L’ancienne maire de Tolède (Castille-La Manche) a par ailleurs refusé de réagir à la crise migratoire à Ceuta et de rebondir aux propos de Jorge Pinto, le porte-parole de Livre, le parti écologiste portugais, dénonçant la participation du Maroc à l’organisation de la prochaine édition. « Ces décisions relèvent de la Fifa », a-t-elle résumé, en espérant avant tout que la Coupe du monde à venir « soit la meilleure de l’histoire » du pays.
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