L’obésité, un frein dans la lutte contre les maladies non transmissibles, comme le cancer

Un pas en avant, pour deux en arrière ; c’est un peu le sentiment qui prédomine, à la lecture du rapport de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) sur les maladies non transmissibles, comme le cancer, les maladies respiratoires chroniques et cardiovasculaires, ou encore le diabète. On y apprend que la réduction des facteurs de risque, comme la pollution atmosphérique, la consommation d’alcool, le tabagisme, ou la sédentarité, a été anéantie par une forte hausse de l’obésité. Conséquence : ces maladies non transmissibles, qui constituent la première cause de décès dans le monde, continuent de gagner du terrain.

Des maladies qui croissent

Entre 1990 et 2023, selon ce rapport, les prévalences du cancer et de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) ont progressé respectivement de 36% et 49%, au sein des pays de l’OCDE, des pays dits « développés » pour la plupart. Il révèle aussi une hausse de 27% des cas de maladies cardiovasculaires et de 86% de diabètes.

Un coupable dénoncé : l’obésité

Alors, si les progrès de la médecine moderne permettent en partie d’expliquer ces chiffres, le rapport pointe l’obésité du doigt. Selon les auteurs du document, cette pathologie a « complètement annulé l’impact positif des réductions de la pollution atmosphérique, du tabagisme, de la consommation d’alcool et de la sédentarité depuis 2010« , dans « un grand nombre » des 51 pays étudiés par le rapport. Si parmi eux, 43% ont vu diminuer l’incidence des maladies non transmissibles, l’autre partie, soit près de 6 pays sur 10, l’a vue grimper, essentiellement à cause de l’obésité galopante.

Des préconisations

L’obésité se présente, plus que jamais, comme un enjeu majeur de santé publique, en ce début de centenaire. Les rapporteurs préconisent en conclusion de mieux informer les consommateurs, avec un étiquetage nutritionnel, une réglementation de la publicité alimentaire ciblant les enfants, mais aussi une éducation de la population, afin qu’elle fasse des « choix plus sains » en matière d’alimentation.

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