Mali : enquête sur des militaires soupçonnés de complicité dans des attaques insurgées coordonnées

Les autorités maliennes ont ouvert une enquête visant des militaires soupçonnés d’implication dans les attaques coordonnées menées la semaine dernière contre des bases de l’armée à travers le pays par des militants liés à Al-Qaïda et des rebelles touaregs séparatistes, a déclaré un responsable judiciaire.

La liste des complices potentiels comprend trois soldats en service actif, un militaire à la retraite et un soldat ‘radié’ qui a été tué lors des combats près de la principale base militaire du pays à Kati, située à 15 km de la capitale Bamako, précise le communiqué du procureur près le tribunal militaire de Bamako, lu à la télévision d’Etat tard vendredi soir.

‘Les premières arrestations ont été effectuées avec succès, et tous les autres auteurs, co-auteurs et complices sont activement recherchés’, indique le communiqué, sans préciser le nombre de suspects identifiés ni l’identité des personnes placées en garde à vue.

Ces attaques simultanées, déclenchées le matin du 25 avril, ont démontré la capacité de combattants issus de divers groupes aux objectifs distincts à frapper au coeur du gouvernement militaire de ce pays d’Afrique de l’Ouest, arrivé au pouvoir après les coups d’Etat de 2020 et 2021.

Le ministre de la Défense a été tué et les forces russes soutenant le gouvernement ont été expulsées de la ville de Kidal, dans le nord du pays.

Les violences ont déclenché des affrontements dans l’immense désert du nord du Mali, laissant présager des gains territoriaux significatifs pour les groupes armés. Ces derniers manifestent une volonté croissante de frapper les pays voisins et pourraient, selon les analystes, finir par viser des objectifs plus lointains.

Les insurgés liés à Al-Qaïda, regroupés sous la bannière du Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), ont appelé les Maliens à se soulever contre le gouvernement et à instaurer la charia.

Ils ont également juré d’assiéger Bamako. Vendredi, des sources de sécurité ont rapporté que le groupe avait installé des points de contrôle autour de la métropole de quatre millions d’habitants.

Le chef de la junte, Assimi Goïta, a affirmé mardi lors d’une allocution télévisée que la situation était sous contrôle, s’engageant à ‘neutraliser’ les groupes insurgés à l’origine de ces attaques.

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