Premier producteur d’or blanc en Afrique de l’Ouest, Bamako entend rompre définitivement avec le modèle extractiviste. Réuni le mercredi 29 juillet 2026 sous la présidence du général d’armée Assimi Goïta, le Conseil des ministres a entériné la création de la Société des Textiles du Mali. Un tournant stratégique destiné à revaloriser une filière agricole majeure tout en concrétisant les orientations économiques de la transition.
L’initiative gouvernementale répond à une aberration économique historique. Alors que les plaines maliennes génèrent environ 656 000 tonnes de coton par an, près de 98 % de cette récolte quitte encore le territoire sous forme brute. Cette exportation massive de matière première priverait le pays d’un potentiel considérable en matière de valeur ajoutée et de créations d’emplois qualifiés.
Afin d’inverser cette dynamique, la nouvelle entité étatique couvrira l’ensemble de la chaîne de valeur : de la filature au tissage, en passant par le tricotage, la teinture, la confection et la distribution. Les détails relayés par le portail d’information Alwihda Info dans sa parution du 30 juillet 2026 précisent que l’exécutif prévoit l’implantation rapide d’un complexe industriel calibré pour traiter 40 000 tonnes de fibres de coton par an, marquant une première étape vers la souveraineté textile de la nation.
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Ce chantier industriel s’accompagne d’une réorganisation politique et administrative d’envergure. Le Conseil des ministres a en effet procédé au mouvement de plusieurs officiers supérieurs à la tête de circonscriptions clés : le général de division Kéba Sangaré prend les commandes de la région de Dioïla, le général de brigade Harouna Samaké est nommé à Koutiala, tandis que Chiaka Magassa hérite du gouvernorat de Ségou. Des ajustements stratégiques qui touchent également plusieurs ministères souverains.
Parallèlement, l’exécutif a rendu publics les résultats d’évaluation du Plan d’action gouvernemental 2025-2026 pour le second semestre 2025. Sur les 251 actions planifiées, 109 ont été intégralement exécutées, soit un taux d’accomplissement de 43,43 %, tandis que 83 activités (33,07 %) demeurent en cours de réalisation. Pour accroître la rigueur du suivi, un dispositif informatique centralisé a été déployé afin de superviser l’avancement des politiques publiques.
Sur le plan extérieur, Bamako renforce ses partenariats bilatéraux et multilatéraux. L’exécutif s’est félicité des conclusions de la quatrième Grande Commission mixte Mali-Maroc tenue le 24 juillet 2026, matérialisée par la signature de 21 accords stratégiques englobant le commerce, la sécurité et la santé. Les comptes rendus officiels rapportés par la presse régionale soulignent également la réélection du Mali au Conseil d’administration de l’Union africaine des télécommunications pour la période 2027-2031 lors du sommet d’Abuja.
Enfin, l’agenda national des prochaines semaines sera marqué par le lancement de la Semaine nationale de la jeunesse du 11 au 16 août 2026, couplée à la Journée internationale du 12 août. Axé sur la prévention de la désinformation et la lutte contre la radicalisation, cet événement combinera débats nationaux et don de sang. Sur le front sanitaire, bien que le ministère de la Santé signale une décélération des contaminations de dengue, les autorités appellent à la vigilance continue de la population.
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