A la suite de la condamnation de Moussa Condé à 15 ans de réclusion criminelle assortis d’une amende de 700 millions de francs guinéens dans l’affaire du viol collectif de trois mineures à Mandiana, ce jeudi 30 juillet 2026 le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée, antenne de Kankan, se félicite de la décision de justice tout en appelant les autorités et l’ensemble de la société à renforcer la lutte contre les violences basées sur le genre.
Le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée (CJFLG), à travers son antenne de Kankan, a réagi à la condamnation de Moussa Condé, reconnu comme le chef de la bande impliquée dans le viol collectif de trois jeunes filles mineures dans la préfecture de Mandiana.
Dans son communiqué, l’organisation indique avoir appris « avec une profonde indignation » la diffusion sur les réseaux sociaux des vidéos révélant « un viol collectif d’une extrême gravité perpétré sur trois jeunes filles mineures dans la préfecture de Mandiana ».
Le Club rappelle qu’il s’est mobilisé dès les premières heures de l’affaire. « Dès l’annonce des faits et l’arrestation des cinq auteurs présumés le 10 avril dernier, notre organisation (…) s’est saisie du dossier », précise le communiqué. En collaboration avec plusieurs organisations de la société civile, notamment le MDT, l’ASD, le CPDH et l’UJD Mandiana, des démarches ont été entreprises afin d’assurer une prise en charge des victimes et de suivre la procédure judiciaire.
Le communiqué révèle également que la famille des victimes s’est désistée, ce qui a conduit au rejet de la demande de constitution de partie civile du Club. Toutefois, l’organisation souligne que « le Procureur a fermement défendu le cas au nom de la société civile ».
Le Club des Jeunes Filles Leaders salue ainsi « la détermination de la justice guinéenne » qui a conduit à la condamnation de Moussa Condé à « une peine exemplaire de 15 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende de 700 000 000 FG ». Il rappelle également que « les quatre autres auteurs présumés restent en détention dans l’attente de leur jugement ».
Au-delà de cette décision judiciaire, le Club estime que ce drame met en lumière la nécessité de renforcer les mécanismes de protection des jeunes filles en Guinée. Il lance « un appel pressant aux autorités, aux leaders communautaires et à l’ensemble de la société pour une tolérance zéro face aux violences basées sur le genre ».
Par ailleurs, le communiqué insiste sur le fait que « la protection de nos filles est une responsabilité collective qui ne saurait souffrir d’aucun compromis, ni d’aucun arrangement à l’amiable », avant de réaffirmer la volonté du Club de poursuivre son combat « pour un environnement sûr, où chaque jeune fille guinéenne pourra grandir et s’épanouir à l’abri de toute forme de violence ».
Ledjely.com
Crédit: Lien source