« Ni filet, ni casier, ni traces d’hydrocarbures » : les recherches suspendues après la disparition en mer d’un ligneur d’Audierne
Face à cette situation, le Cross Corsen a immédiatement diffusé un message d’urgence et déployé un dispositif aéromaritime conséquent. Dès les premières heures, deux hélicoptères de la Marine nationale, un Dauphin et un H160 basés à Lanvéoc, ont été engagés pour ratisser la zone. En mer, plusieurs embarcations de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM), issues des stations de l’île de Sein, d’Audierne et de Douarnenez, ont également été mobilisées pour participer aux recherches.
Au fil de la nuit, le dispositif a été renforcé. Un avion Falcon 50 de patrouille maritime, basé à Lann-Bihoué, a pris le relais dans les airs, afin d’élargir la zone de surveillance. Le chasseur de mines tripartite Aigle, basé à Brest, a été dérouté sur zone pour appuyer les recherches en mer. Un hélicoptère Dragon 56 de la Sécurité civile est également venu compléter les moyens engagés.
Une large zone investiguée
« Faute d’éléments nouveaux », le préfet maritime de l’Atlantique a décidé de suspendre les recherches par moyens dirigés à 21 h 30, ce jeudi.
En revanche, aucun moyen nautique n’est présent sur zone. « Nous n’avons repéré aucun signe qui permette de retrouver le bateau et le marin : ni casier, ni filet, ni traces d’hydrocarbures », indiquaient, ce jeudi soir, les stations SNSM d’Audierne et de Douarnenez, qui ont successivement investigué une large zone, de la pointe du Raz jusqu’au phare d’Ar Men et tout autour de l’île de Sein, de mercredi soir à jeudi après-midi.
« C’est un bon marin, un gars bien. Tant qu’on n’a pas retrouvé le bateau, on ne peut rien dire. Il suffit d’un malaise, d’un pied qui bute, qui se coince… », soufflaient, inquiets, des pêcheurs rencontrés sur les pontons d’Audierne, ce jeudi après-midi.
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