Dans sa dernière cartographie de la compétitivité mondiale sur 324 championnats de football, la célèbre plateforme anglaise d’analyse Opta Analyst positionne le National Foot 1 à la 142e place globale. Un classement qui place l’élite de notre football local dans une zone intermédiaire. C’est-à-dire au coude-à-coude avec des divisions de niveau sous-régional ou semi-professionnel à l’échelle internationale.
L’indice de puissance développé par Opta Analyst offre une lecture affinée du niveau de compétition. À y voir de plus clair, le championnat gabonais se situe à un cheveu du National 1 français qui lui se positionne à la 145e place. Cependant, le National foot 1 accuse un retard flagrant sur l’échelon la Ligue 3 française équivalant à la National 1 qui est au 82e rang. Cette 142e position met surtout au grand jour un manque de professionnalisme qui rendrait le championnat perrein.

Pour se remettre sur les rails et sortir de cette stagnation structurelle, plusieurs chantiers d’urgence s’imposent pour le National foot 1. D’abord, le ministère des sports devrait veiller à la régularité du calendrier. Car les interruptions fréquentes de compétition plombent le rythme des athlètes et l’attractivité du produit football. Sur ce chantier, Paul Ulrich Kessany a déjà pris le taureau par les cornes en lançant des réformes courageuses.

Sur la question du professionnalisation des structures, le membre du gouvernement a initié de mettre à jour le modèle économique précaire et dépendance aux subventions étatiques qui ont longtemps freiné la structuration à long terme des clubs Gabonais. Reste à repenser les infrastructures sportives et la formation des jeunes. Car au Gabon, l’absence d’académies de haut niveau et l’état dégradé des aires de jeu nuisent à la progression technique globale. Sapristi !

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