PARIS : Littérature – Dominique FERNANDEZ, 97 ans, signe une méditation lumineuse sur la vieillesse

À 97 ans, l’académicien Dominique Fernandez publie *Tout n’est pas si noir*, un essai intime et érudit qui défie les idées reçues sur le grand âge.

À quatre-vingt-dix-sept ans, l’écrivain et membre de l’Académie française Dominique Fernandez s’empare avec une rare vitalité d’un sujet universel et souvent redouté : la vieillesse. Dans son nouvel ouvrage, Tout n’est pas si noir, publié aux Éditions Philippe Rey, il livre une réflexion personnelle et sans pathos, loin des discours plaintifs ou des consolations convenues. Un texte nécessaire qui, en mêlant l’intime à l’érudition, change notre regard sur le dernier chapitre de l’existence.

Un regard érudit à rebours des lieux communs

Dès les premières pages, Dominique Fernandez pose un constat fort : vieillir constitue la plus grande des inégalités humaines. Chacun traverse cette étape à sa manière, selon son histoire, son corps et son rapport au temps qui passe. Pour étayer sa pensée, l’auteur convoque l’histoire de l’art, la littérature et la philosophie. Il interroge les multiples représentations du quatrième âge, de Ghirlandaio à Goya, de Ronsard à Sénèque, en passant par Cicéron, Hannah Arendt ou encore Simone de Beauvoir.

Cette vaste fresque culturelle lui permet de démontrer comment les sociétés ont, au fil des siècles, tantôt idéalisé, tantôt masqué ou caricaturé la vieillesse. L’essayiste souligne également la manière dont les femmes ont souvent été jugées plus durement que les hommes face aux marques du temps, une inégalité de plus dans la perception sociale du vieillissement.

Un poste d’observation intime et sans fard

Plus qu’un essai théorique, Tout n’est pas si noir est un livre profondément intime. Refusant les généralités abstraites, Dominique Fernandez fait de son grand âge un poste d’observation unique et sans concession. Avec une franchise et une élégance remarquables, il aborde l’usure de son propre corps, ses peurs, mais aussi ses lectures, ses voyages, sa sexualité et ses amours.

L’auteur y défend une idée maîtresse : ce qui préserve de l’abdication face à la vieillesse est la capacité à continuer de désirer, de lutter et de se mesurer au monde. Il ne nie ni la dégradation physique ni l’approche de la fin, mais il refuse avec force d’y réduire son existence. C’est ce refus catégorique qui donne au texte sa lumière et sa portée universelle, touchant le lecteur par son intelligence, sa liberté de ton et son humour.

L’œuvre d’une vie littéraire

Ce nouvel ouvrage s’inscrit dans la carrière prolifique de Dominique Fernandez, auteur de plus de cent livres. Romancier et essayiste reconnu, il a été récompensé par les plus grands prix littéraires, notamment le prix Médicis en 1974 pour Porporino ou les mystères de Naples et le prix Goncourt en 1982 pour Dans la main de l’ange. Son œuvre, qui explore avec finesse les thèmes du voyage, de l’identité et du désir, trouve dans ce dernier essai une forme d’aboutissement méditatif.

Tout n’est pas si noir est disponible aux Éditions Philippe Rey (www.philippe-rey.fr).

via Presse Agence (rédigé à partir d’un communiqué de presse transmis à la rédaction).

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