Philippe Candeloro élu à la tête de la Fédération des sports de glace

Philippe Candeloro – En 1998, aux Jeux olympiques de Nagano, il marque les esprits avec un programme inspiré de d’Artagnan. Il affiche un style spectaculaire et un sourire remarqué. Cette prestation lui vaut une médaille de bronze et déclenche l’enthousiasme du public japonais.

En 2007, il déclare : « Il n’est pas question d’avoir la grosse tête. Mais mon nom est un patrimoine ».

Un patineur au style singulier

Philippe Candeloro construit sa carrière en mêlant sport et spectacle. Il incarne des personnages populaires comme Le Parrain, Lucky Luke ou Rocky Balboa. Il transforme ainsi l’image d’un patinage artistique jugé traditionnel et dominé par les Russes.

Né en 1972 à Courbevoie, il décroche une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Lillehammer en 1994. La même année, il devient vice-champion du monde au Japon. Il se présente alors comme le « prince de la glace ». Il passe proche des plus grands titres sans les remporter.

Sur la glace, il privilégie le risque. Il enchaîne les triples axels avec audace. En 1995, il chute lors de la finale des Mondiaux de Birmingham et termine troisième.

Une reconversion médiatique

Après dix-huit ans de carrière, il quitte la compétition. Il laisse une figure technique, le « Candeloro spin », une pirouette sur les genoux. Il se tourne vers les spectacles sur glace et participe notamment à Holiday on Ice pendant vingt ans.

Il entame en parallèle une carrière médiatique. Dès 2006, il commente les Jeux olympiques d’hiver sur France Télévisions avec Nelson Monfort. Il adopte un ton direct qui attire l’attention.

Ses interventions suscitent des critiques sur les réseaux sociaux. Certaines « candelorettes » sont jugées déplacées. En 2014, lors des Jeux de Sotchi, le Conseil supérieur examine une de ses remarques sur une patineuse canadienne : « Je connais plus d’un anaconda qui aimerait bien venir l’embêter un petit peu ».

Nelson Monfort réagit sur France 5 : « Philippe est beaucoup plus subtil qu’on ne le croit, et parfois que lui-même ne veut le faire croire ». Il ajoute : « Effectivement nous ne sommes pas pareils, mais je suis totalement solidaire de lui. »

Il participe aussi à des émissions de divertissement comme « La Ferme célébrités » et « Danse avec les stars ». En 2009, il co-anime « Intervilles » sur France 3. Il intervient également comme chroniqueur dans « TPMP People » sur C8.

Une élection à la fédération

Son franc-parler lui sert à promouvoir son sport. Ce trait aurait pu freiner son accès à des responsabilités. Il est finalement élu à la tête de la Fédération des sports de glace avec 51,35% des voix face à Gwenaëlle Noury.

En début d’année, il annonce sa candidature et prévient : « Je pense que je serai un président un peu atypique ».

Avec AFP

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