Avec notre correspondante à Lagos, Harmony Pondy Nyaga
« Justice environnementale pour le delta du Niger », écrivaient sur des pancartes les habitants de Bodo, dans l’État de Rivers au sud-est du Nigeria. Au même moment, les actionnaires de Shell se réunissaient à Londres mardi.
Avec des ONG locales, ils dénoncent les conséquences environnementales désastreuses de l’exploitation pétrolière par Shell mais aussi plusieurs autres multinationales depuis les années 50. Le Dr. Fyneface Dumnamene, est responsable de l’ONG YAEDC, une organisation écologiste qui travaille sur la région. « La pollution se présente sous forme de déversements de pétrole provenant de leurs oléoducs, du torchage du gaz lié à leurs activités et, parfois, lors du processus de forage, ils polluent énormément l’environnement. la pollution s’infiltre aussi dans l’eau qu’ils boivent, car ici, beaucoup de gens n’ont pas d’eau potable », rapporte-t-il.
Accusation de destruction de l’écosystème
Les habitants de Bille, dans l’État de Rivers, ont intenté une action en justice contre Shell à Londres. Ils accusent la compagnie d’avoir détruit l’écosystème des mangroves mais surtout toute possibilité de pêcher ou cultiver. Des actions concrètes et immédiates sont attendues pour la survie des populations, « en numéro un vient le nettoyage ».
« Ensuite la réhabilitation des terres, des infrastructures, des choses qui permettront aux gens de continuer à vivre », explique Paul Boma, un responsable communautaire de la localité. Les différentes communautés affectées réclament également des compensations financières.
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