Python royal aperçu à Saint-François : pourquoi la présence de serpents inquiète en Guadeloupe ?

Il existe environ 4 000 espèces de serpents à travers le monde et même si une minorité d’entre eux est venimeuse, en règle générale, le simple fait de s’imaginer en présence d’un spécimen quel qu’il soit suffit à créer la panique.

« Il faut avoir peur du serpent, on ne sait pas hein. C’est quelque chose de dangereux. Si ça vous pique, c’est la mort hein. »

Une passante interrogée

« Ça ne pique pas, ça mord. Mais bon. Ouais. En Guadeloupe, je sais que les gens ont beaucoup peur des animaux comme ça, les serpents. Surtout qu’on n’en a pas souvent donc il faut faire attention. C’est vrai. »

Un passant interrogé

« J’appelle les autorités. Je filme aussi pour montrer qu’il y a un truc pas normal. »

Une passante interrogée

C’est en effet anormal. Chez nous, quatre espèces sont naturellement présentes. Elles sont inoffensives et protégées car elles participent à l’équilibre écologique local. Le Python royal (aperçu à Saint-François) fait partie, avec le Boa constrictor, des deux seules espèces autorisées en détention sous certaines conditions.

« L’animal doit être identifié, tracé et disposer d’un certificat d’origine légale », explique Loïc Jason, chef de service départemental adjoint à la police de l’environnement. « Il peut alors être détenu dans un lieu clos. Mais si l’animal se retrouve dans le milieu naturel, il devient une espèce exotique envahissante. »

Inhabituel, inquiétant, le risque est important. Bien qu’infime pour l’homme, le danger concerne surtout notre environnement proche.

« Il faut savoir que là, une espèce comme ça dans le milieu naturel, il ne va pas manger que des rats et des souris. Il va s’attaquer à pas mal d’espèces protégées. Donc il peut entrer dans les nids, récupérer les œufs, les petits et aussi s’attaquer aux parents. Il faut savoir que ce sont des espèces qui sont aussi porteuses de maladies. »

Loïc Jason, chef de service départemental adjoint à la police de l’environnement

La police de l’environnement accorde une importance toute particulière au trafic qui se développe : mygales, primates, perroquets et caïmans sont régulièrement interceptés, mais aucun événement impliquant une espèce dangereuse de serpent n’a pour le moment été rapporté.

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