RD Congo : 3 milliards USD d’importations de vivres par an

Le Vice-premier ministre de la République Démocratique du Congo, Daniel Mukoko Samba, a réaffirmé lors du forum Gran Montana au Maroc, que le statut de la RDC comme puissance agricole planétaire tout en déplorant la sous-utilisation chronique de ses ressources. Avec un patrimoine estimé entre 80 et 120 millions d’hectares de terres arables, le pays n’en exploite actuellement que moins de 10 %, une situation que le gouvernement s’engage désormais à transformer radicalement. Face à une facture d’importation de denrées alimentaires s’élevant à 3 milliards de dollars par an, le gouvernement a fait de la souveraineté alimentaire une priorité absolue.

La République démocratique du Congo s’impose comme une puissance agricole mondiale avec 80 à 120 millions d’hectares de terres arables, bien que moins de 10% soient actuellement exploités. Le Vice-premier ministre Daniel Mukoko Samba a annoncé en novembre 2025  une transformation radicale pour mettre fin à la sous-utilisation de ce potentiel. L’objectif prioritaire est d’atteindre la souveraineté alimentaire pour réduire une facture d’importation de 3 milliards de dollars par an. Le gouvernement cible particulièrement l’autosuffisance pour des produits de base tels que le manioc, le maïs, le soja et le riz. Cette stratégie vise à transformer le pays en un véritable grenier pour l’Afrique tout en stimulant l’emploi local. 

“Le pays est dit disposer de près de 80 millions d’hectares de terres arables. Ce potentiel agricole est aujourd’hui largement sous-exploité. Le gouvernement a levé l’option d’atteindre l’autosuffisance alimentaire dans quelques produits agricoles, le manioc, ce qui est quasi certain pour le moment. Le maïs, le soja et le riz, parce que nous dépensons près de 3 milliards de dollars chaque année pour importer des biens alimentaires.

Daniel Mukoko Samba, Vice-premier ministre  – RD Congo 

Pour réussir cette mutation, le Vice-premier ministre souligne la nécessité de dépasser la simple production pour bâtir une  chaîne intégrale . Cette vision s’inspire de modèles de réussite africains, notamment l’Éthiopie, devenue une référence dans la production céréalière. L’ambition est de passer d’une économie dépendante de ses ressources minières à une économie diversifiée portée par l’agro-industrie. 

“Des biens alimentaires qui, comme je le disais tout à l’heure, peuvent bien être produits dans le pays. Mais bien sûr, développer l’agriculture. Demande que soit mis en place un système, une chaîne intégrale. Et il est évident aujourd’hui que la République démocratique du Congo a besoin d’apprendre les leçons d’autres pays qui ont réussi dans ce domaine. Nous regardons beaucoup ce qui se passe en Ethiopie. Nous regardons également ce qui se passe dans d’autres pays africains qui sont en train de devenir même de grands producteurs de blé et d’autres céréales.”

Daniel Mukoko Samba, Vice-premier ministre  – RD Congo 

Pour rappel, la République démocratique du Congo figure parmi les trois premiers producteurs mondiaux de manioc, aux côtés du Nigéria et de la Thaïlande, avec une récolte annuelle estimée entre 15 et 30 millions de tonnes. Cette culture est le pilier de la sécurité alimentaire nationale, représentant environ 75% de la production vivrière totale du pays. 

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