RD Congo – Ebola : 506 victimes et 1561 cas confirmés recensés

L’épidémie d’Ebola progresse dans l’est de la RDC (Ituri, Nord et Sud-Kivu), franchissant la barre des 500 morts. Selon les autorités congolaises, on recense désormais 1 561 cas confirmés, dont 506 décès. La situation s’accélère particulièrement dans la province de l’Ituri, où 24 zones de santé sur 36 sont touchées.

L’épidémie d’Ebola continue de se propager dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), dans les provinces de l’Ituri et du Nord et du Sud-Kivu. Selon le dernier bilan officiel des autorités congolaises, la barre des 500 décès liés au virus a été franchie. Selon les données détaillées, ce sont désormais 1 561 cas confirmés qui ont été recensés par les services sanitaires, parmi lesquels 506 personnes ont succombé à la maladie. 

“On n’a pas de traitement. Les mêmes mesures que nous avons utilisées pour contrôler les anciennes épidémies sont mises en place. Et nous pensons contrôler l’épidémie dans un bref délai. Vraiment, nous avons de l’espoir. Et le virus ici n’est pas aussi compliqué que ceux que nous avons gérés les fois passées. Et avec le soutien de tous les partenaires, nous pensons contrôler le plus rapidement possible.”

Pierre Akilimali, Directeur de la riposte aux épidémies à l’INSPRD Congo

La progression du virus touche de nouvelles localités stratégiques, notamment la zone de Nia-Nia, située à la frontière avec la province de la Tshopo, ainsi que celles de Lita et de Drodro, situées dans le territoire de Djugu. La situation s’avère particulièrement préoccupante dans la zone de santé de Nizi, située à environ 25 kilomètres de la ville de Bunia. Cette zone concentre une population importante, comptant 34 sites de personnes déplacées ainsi que des foyers d’exploitation d’or qui attirent de nombreux flux migratoires, alors que les interventions de riposte y ont malheureusement débuté tardivement.

“Dans ce que nous pouvons dire à la population, il faut avoir l’espoir du système. Communiquer avec les prestataires. Ayez confiance au système et nous allons contrôler ça. Vous avez un cas suspect au niveau de la communauté, faites-le signaler au système pour protéger les autres membres de la communauté. Et dès que nous avons les cas, nous allons les prendre en charge et il sera guéri. Là, nous avons déjà des personnes guéries. Et donc, ceci montre que nous pouvons soigner, guérir les malades. Ne séquestrer pas les malades dans les communautés. Amenez-nous les malades pour que nous puissions les traiter. Et pour sauver vos vies et pour qu’on contrôle le plus rapidement possible.”

Pierre Akilimali, Directeur de la riposte aux épidémies à l’INSP RD Congo

Face à une transmission du virus qui progresse plus rapidement que les efforts de riposte, ce qui complique le contrôle de la maladie, les autorités congolaises continuent d’agir pour en limiter la propagation. Avec le soutien de partenaires internationaux comme l’Organisation mondiale de la santé (OMS), elles poursuivent la surveillance épidémiologique, l’isolement des cas et l’information des communautés.

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