Un peu plus d’un mois après sa déclaration officielle, le 15 mai, l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo continue de progresser.
Alors que le Comité international de la Croix‑Rouge met en garde contre une épidémie qui pourrait durer jusqu’à un an, les inquiétudes persistent quant aux moyens disponibles pour y faire face. Selon l’ONG Action Contre la Faim, la réponse humanitaire reste sous-financée : à ce jour, seulement 35 % du plan d’intervention a été couvert.
L’Union africaine s’organise
Pourtant, les annonces se multiplient.
L’Union africaine indique avoir obtenu des promesses de financement à hauteur de 910 millions de dollars lors d’une réunion de haut niveau organisée en visioconférence à l’initiative du président burundais, Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’UA, consacrée à cette crise. Sur ce montant, environ 80 millions de dollars proviennent directement des États africains.
Début juin, l’Organisation mondiale de la santé et Africa CDC avaient déjà lancé un plan d’intervention de 518 millions de dollars, destiné notamment à renforcer la surveillance, la prévention et la prise en charge des malades.
Banque mondiale et États-Unis réagissent
Plusieurs partenaires internationaux ont également réagi.
La Banque mondiale a approuvé une aide d’urgence de 220 millions de dollars, tandis que les États‑Unis ont mobilisé plus de 300 millions de dollars pour soutenir la riposte dans la région, en plus de 1,8 milliard de dollars consacrés à l’aide humanitaire. Un engagement salué par le G7 lors de son Sommet tenu à Evian en France.
Le G7 qui s’est aussi réjoui du soutien de l’Union européenne à travers une contribution de 493 millions d’euros, incluant l’aide d’urgence, les vaccins et le renforcement des systèmes de santé. Quant à l’Allemagne, elle a récemment annoncé une contribution supplémentaire de 13 millions d’euros.
Malgré ces engagements, le défi reste immense pour contenir la propagation du virus. Le gouvernement congolais assure que ces fonds seront gérés de manière transparente et décentralisée, selon le ministre de la Santé, le docteur Samuel Roger Kamba.
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