« Rien ne se perdait » : sa cabane aux vieux outils fait l’attraction sur cette aire d’autoroute des vacances

Pas besoin de haut-parleur. Les voyageurs de passage s’approchent de sa cabane siglée Dom’Collection 49 pour écouter ce personnage haut en couleur, passionné par les techniques de travail manuel à l’ancienne : J’aime découvrir l’utilisation de ces outils oubliés.

C’est en participant aux fêtes campagnardes, où se côtoient les paysans avec leurs vieilles machines, que l’idée m’est venue : pourquoi ne pas rassembler le petit matériel utilitaire d’antan dans une cabane ambulante ? Beaucoup de ces outils ont appartenu à mes parents », raconte avec nostalgie Dominique Cherbonnier, collectionneur né dans une ferme chemilloise.

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« Aujourd’hui, tout part à la benne »

On me connaît dans les fêtes rurales, on m’apporte des pièces, parfois uniques, pour compléter. Pour attiser la curiosité, ce passionné présente l’une des premières clés mécaniques. Celle-ci servait à desserrer le bouchon de la roue de la voiture à cheval qu’on sortait le dimanche pour aller à la messe. L’autre côté sert à retirer l’écrou ».

Y avait-il une roue de secours ? C’est toute la question ! De la pompe à graisse pour les moyeux de la charrette ou les machines à battre, à la couillette pour loger la pierre à aiguiser la faux, le mordu avoue avoir trouvé quelquefois son bonheur à la ferraille.

Dominique trouve ces objets précieux. Mais par ignorance, aujourd’hui, tout part à la benne alors qu’il est si intéressant de découvrir comment travaillaient nos ancêtres. Pour amuser et laisser deviner son public, il présente successivement un fer à repasser à charbon, une feuille de boucher, une gouge à asperge. Là, je peux vous caler », assure-t-il avec un chauffe-pieds de grand-mère qui, installée devant l’âtre, pouvait en même temps cuire les pommes de terre avec cet autre ustensile.

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Une histoire de choux

Puis, brandissant une sorte de pince, il plaisante : C’est pour arracher les dents ! Aussitôt, un ancien paysan de passage s’exclame : Mais non, c’est une pince à trou de chou ! Et le collectionneur d’acquiescer et d’abonder : Rien ne se perdait. D’abord on ramassait les “bichottes”[têtes de chou, légumes appréciés]. Puis le feuillage servait de fourrage pour le bétail.

Quant aux racines, on les arrachait une à une avec la fameuse pince. L’ancien se souvient les avoir laissées sécher au soleil. On les utilisait ensuite pour démarrer le feu sous la chaudière, où bouillait le linge ou la marmite aux cochons ».

Jusqu’au samedi 15 août 2026, de 10 h à 17 h, le samedi, sur l’A87 à Trémentines (Maine-et-Loire), accessible dans les deux sens de circulation.

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