La distribution d’eau reprend progressivement à Saint-Barthélemy après une semaine de crise qui a paralysé habitants et professionnels de l’île.
La préfecture de Guadeloupe a confirmé vendredi matin que la réalimentation en eau était en cours. Le Centre opérationnel départemental (COD), activé pour gérer la situation, a été levé jeudi soir à 19h30. Un signal de retour à la normale, même si sur le terrain, les coupures restent intermittentes dans de nombreux foyers.
Le Ministère des Outre-mer a pris position dans la foulée : « Suite aux perturbations du réseau d’eau en Guadeloupe, le ministre d’État s’est entretenu avec le Préfet et les élus du territoire. Le ministre d’État appelle chacun à la responsabilité pour un retour à une distribution normale de l’eau. »
En chiffres
37 000
personnes privées d’eau jeudi soir
après de nouveaux actes de malveillance sur le réseau
320 M€
plan d’investissement eau et assainissement
Guadeloupe, période 2024-2027
1 sem.
durée de la crise à Saint-Barthélemy
avant reprise progressive de la distribution
37 000 personnes privées d’eau, des actes de malveillance en cause
La crise a atteint un pic jeudi soir. Selon France-Antilles, plus de 37 000 personnes étaient encore privées d’eau potable, après de nouveaux actes de malveillance commis sur le réseau[1]. Des dégradations délibérées qui ont prolongé et aggravé une situation déjà tendue.
Habitants et professionnels sont à bout. Les coupures impactent les foyers comme les entreprises, avec des conséquences directes sur l’économie locale, notamment dans un territoire dont le tourisme constitue le pilier principal de l’activité.
Le SMGEAG au cœur de la crise
La colère des Guadeloupéens et des Saint-Barths se concentre sur le Syndicat Mixte de Gestion de l’Eau et de l’Assainissement de la Guadeloupe (SMGEAG). Des agents grévistes du syndicat sont accusés de « prendre encore et toujours la population en otage », selon les termes repris dans la presse locale[1]. Les voix se multiplient pour exiger un déblocage de la situation.
La crise révèle la fragilité structurelle d’un réseau sous tension depuis plusieurs années, dans un territoire où les pannes, les grèves et les actes de sabotage se succèdent.
Actes de malveillance
Des dégradations délibérées sur le réseau ont prolongé la crise et privé plus de 37 000 personnes d’eau potable jeudi soir.
Conflit au SMGEAG
Des agents grévistes du syndicat gestionnaire sont au cœur des tensions, la population et les professionnels en subissent les conséquences directes.
320 millions investis
Un plan pluriannuel 2024-2027 est financé par le Département, l’État, la Région et le SMGEAG pour moderniser le réseau de distribution.
Impact économique réel
Hôtels, restaurants et commerces de Saint-Barthélemy ont subi une semaine de perturbations dans un territoire dépendant du tourisme haut de gamme.
Fragilité régionale
La crise dépasse Saint-Barthélemy : Saint-Martin et la Côte-sous-le-Vent en Guadeloupe font face aux mêmes vulnérabilités structurelles d’accès à l’eau potable.
Un plan d’investissement de 320 millions d’euros déjà engagé
La réponse à long terme est pourtant sur la table. Depuis 2023, le Département Guadeloupe participe, aux côtés de l’État, de la Région et du SMGEAG, à un plan d’action couvrant la période 2024-2027 pour l’eau et l’assainissement[3]. Ce plan pluriannuel d’investissement représente 320 millions d’euros au total, destinés à moderniser et sécuriser le réseau.
| Période | Montant global | Partenaires |
|---|---|---|
| 2024-2027 | 320 millions d’euros | Département, État, Région, SMGEAG |
Source : France-Antilles
Ce financement massif vise à éviter que les crises récurrentes ne continuent de paralyser des dizaines de milliers de personnes. Les travaux sont en cours, comme en témoignent les chantiers sur le réseau à Petit-Pérou, mais la transformation d’une infrastructure vieillissante prend du temps.
Une fragilité qui dépasse Saint-Barthélemy
La crise actuelle s’inscrit dans un contexte plus large. L’accès à l’eau potable reste une préoccupation persistante dans plusieurs territoires des Antilles françaises. À Saint-Martin, la question est également posée comme une priorité[5]. Le réseau interurbain de Guadeloupe souffre lui aussi de difficultés récurrentes, notamment sur la Côte-sous-le-Vent.
La crise de l’eau touche directement l’économie locale. Les professionnels, hôtels, restaurants et commerces de Saint-Barthélemy ont subi une semaine de perturbations dans un territoire qui vit du tourisme haut de gamme. Les pertes économiques restent difficiles à chiffrer à ce stade, mais l’impact sur la réputation de l’île, réputée pour son niveau de service, est réel.
La réalimentation reprend, la vigilance reste de mise
Le COD levé jeudi soir marque une étape, pas une clôture. La préfecture suit la situation. La réalimentation progressive du réseau doit encore confirmer son efficacité dans les prochains jours, au fur et à mesure que les foyers et les entreprises retrouvent un accès continu à l’eau.
Le plan d’investissement 2024-2027 reste le principal levier structurel pour éviter qu’une telle crise se reproduise. Avec 320 millions d’euros engagés, la question n’est pas l’argent disponible, mais la capacité à déployer les travaux sans que les conflits sociaux au sein du SMGEAG ne viennent compromettre le calendrier.
- La préfecture de Guadeloupe a confirmé vendredi la reprise progressive de la réalimentation en eau à Saint-Barthélemy.
- Le Centre opérationnel départemental (COD) a été levé jeudi soir à 19h30.
- Plus de 37 000 personnes étaient encore privées d’eau potable jeudi soir selon France-Antilles.
- Des actes de malveillance sur le réseau ont aggravé la crise.
- Un plan d’investissement de 320 millions d’euros est engagé pour 2024-2027 en Guadeloupe.
- Le Ministère des Outre-mer a demandé à chacun sa responsabilité pour un retour à une distribution normale.
Sources
3 sources · 4 faits sourcés
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