Dans un parc de Khartoum, la capitale du Soudan, les zones déminées sont délimitées par des poteaux peints en jaune. Ailleurs, des panneaux rouges avec des têtes de mort préviennent qu’il ne faut pas s’approcher, sauf l’équipe de démineurs qui travaille sous un soleil de plomb.
« C’est un travail difficile, mais heureusement nous sommes toujours en vie et le parc pourra être encore mieux qu’avant », confie Hussein Idris, détecteur de métaux dans les mains, protégé d’une visière et d’un équipement qui part du cou jusqu’aux genoux.
Démineur depuis près de 20 ans, cet homme de 60 ans nettoie lentement le parc d’Al-Mugran, truffé de mines comme le reste de la capitale soudanaise après deux ans de combats entre l’armée et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), avant que l’armée ne reprenne la ville en mars 2025.
Conçues non pour tuer, mais pour mutiler et démoraliser
Le parc a un emplacement stratégique : il s’étend de part et d’autre de l’unique entrée ouest vers le centre de Khartoum, par laquelle les FSR ont déferlé dans les premiers jours de la guerre. « Les mines empêchaient les troupes qui arrivaient de se déployer », explique à l’AFP le chef d’équipe, Jomaa Ibrahim, lors d’une visite encadrée avec des journalistes.
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Il ne précise pas quel camp a posé les mines. Mais la stratégie était limpide. Si l’ennemi était sur la rout…
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