L’organisation Médecins sans frontières (MSF) a publié mardi 19 mai un rapport sur l’escalade de violences au Soudan du Sud ces derniers mois. Une situation jugée critique par les médecins exerçant sur place, avec notamment l’augmentation importante en 2025 de prise en charge pour des blessures par balles mais encore pour des violences sexuelles. L’autre problématique, c’est la destruction des structures de santé. MSF a subi des dégâts matériels lourds, qui se répercutent sur la prise en charge de la population.
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« Nous avons subi deux bombardements aériens, l’un sur l’hôpital de Old Fangak, qui a été bombardé l’année dernière au mois de mai, qui a fait des morts, qui a détruit complètement nos stocks médicaux. Et donc, nous avons été par la suite obligés de fermer cette structure », explique Amande Bazerolle, responsable adjointe aux opérations d’urgence, au micro de Sophiane Amazian.
« Cette année encore, un hôpital de Lankien a également été victime d’un bombardement et a également dû être fermé suite à cette attaque. On le sait, on le voit, ça se multiplie et ça devient vraiment extrêmement alarmant au Soudan du Sud. Mais hélas, ils ont pris exemple sur d’autres pays. On voit les attaques contre les structures civiles et les structures médicales en particulier se multiplier depuis quelques années de manière absolument alarmante. »
« Aujourd’hui, on estime que sur les structures MSF, ce sont 762 000 personnes qui se retrouvent aujourd’hui privées d’accès aux soins. Depuis l’année dernière, en raison de ces attaques répétées contre les structures de santé. »
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