Dominique Ludaescher est photographe, et Pipaul peint à l’acrylique. Les deux artistes se sont trouvés une complémentarité, qu’ils dévoilent dans une belle exposition visible jusqu’au 19 juillet à la salle de la Décapole de Turckheim.
De l’hallucination à la rêverie
Dans la zone grise de la paréidolie, où le cerveau, berné par un angle ou une lumière, croit trouver une forme familière dans un élément neutre, Dominique Ludaescher laisse l’illusion arriver à lui avant de l’immortaliser. Les sourires se devinent sur les pierres, des créatures se dessinent dans les bois, une sirène semble s’échouer sur un arbre…
De l’hallucination à la rêverie, il n’y a qu’un pas, que franchit Pipaul. Dans son univers onirique, ce sont des satyres, des créatures sylvestres, des divinités, dans des ambiances parfois surréalistes ou japonisantes qui font alors écho aux photographies.
Parfois le monde moderne reprend le dessus, à l’occasion de la réinterprétation de l’une ou l’autre œuvre, telle cette relecture de la Liberté guidant le peuple à la sauce Gilets jaunes.
Un pas de deux où les imaginaires se complètent.
Exposition visible jusqu’au 19 juillet, de 9 h à 18 h. Salle de la Décapole à Turckheim, entrée libre.
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