Un contrat de 1,5 milliard de dollars annulé au dernier moment : l’Arabie saoudite ne financera pas les avions de combat du Soudan

L’Arabie saoudite ne financera pas les armes pakistanaises à destination du Soudan. Selon les révélations de Reuters, Islamabad a suspendu un contrat de 1,5 milliard de dollars (1,27 milliards d’euros) portant sur la fourniture d’armes et d’avions de combat au Soudan après que Riyadh a refusé finalement de financer le projet.

« L’Arabie saoudite a fait savoir que le Pakistan devrait mettre fin à l’accord après avoir abandonné l’idée de le financer », a expliqué une source diplomatique auprès de Reuters.

10 avions d’attaque légers K-8

En janvier dernier, des rumeurs étaient apparues sur un accord tripartite entre le Pakistan, l’Arabie saoudite et le Soudan bien parti pour être finalisé. Ce contrat faisait partie de plusieurs ventes d’équipements de défense négociées par l’armée pakistanaise après que ses avions de combat et ses systèmes d’armes se sont fait remarquer positivement à la suite d’escarmouches avec l’Inde en mai dernier.

L’accord portait sur 10 avions d’attaque légers Karakoram-8, plusieurs avions d’entraînements non spécifiés, plus de 200 drones de reconnaissance et d’attaques kamikazes, ainsi que sur des systèmes de défense aérienne avancés.

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Il n’aura donc finalement pas lieu. Selon Reuters, certains pays occidentaux avaient conseillé à l’Arabie saoudite de ne pas s’impliquer dans des guerres par procuration en Afrique, et notamment au Soudan.

Riyahd, fervent soutien d’une résolution diplomatique du conflit depuis plusieurs années, a finalement apporté son soutien à l’armée soudanaise, tandis que son voisin, les Émirats arabes unis, a été accusé de fournir un soutien logistique aux opposants, les Forces de soutien rapide (RSF).

La finalisation d’un contrat d’armement en faveur de l’armée soudanaise aurait été un point de friction compliqué à gérer entre les deux voisins. Riyadh, de son côté, cherche à amplifier son statut de proche allié du Pakistan depuis la signature, l’année dernière, d’un pacte de défense mutuelle considérant toute agression contre l’un des deux pays comme une attaque contre les deux.

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