Une entreprise de petits réacteurs nucléaires du N.-B. en voie d’être vendue

L’entreprise Moltex Clean Energy, établie à Saint-Jean, est l’une de deux entreprises du N.-B. qui ont reçu du financement public pour développer des petits réacteurs modulaires. Elle est en pourparlers pour vendre ses actifs à une entreprise ontarienne pour la somme de 11,5 millions $.

Tel que rapporté par le Telegraph-Journal, ces informations figurent dans des documents remis par l’entreprise Nuclea Energy Inc. à la Securities and Exchange Commission (SEC) des États-Unis.

Nuclea Energy est une entreprise de développement de technologie nucléaire, dont le siège social se situe en Ontario, et qui a déposé ces documents pour faire son entrée en bourse.

On y explique que Nuclea a déboursé environ 500 000$ canadiens pour négocier de façon exclusive avec l’entreprise basée à Saint-Jean, dans le but d’acheter bon nombre de ses actifs, ce qui comprend «des droits de propriété intellectuelle, des brevets, un savoir-faire technique, des plans d’ingénierie, de la documentation technique, des données expérimentales et de modélisation, des logiciels et des documents réglementaires».

Les actifs comprennent aussi le concept de réacteur nucléaire modulaire au sel fondu de Moltex, la technologie en voie de développement par l’entreprise pour laquelle elle avait reçu 55,5 millions $ de financement public.

Ce financement comprend 50,5 millions $ du gouvernement du Canada, accordé en 2021, et 5 millions $ du gouvernement provincial de Brian Gallant en 2018.

Cet argent devait servir à commercialiser son réacteur ainsi qu’une installation de recyclage de combustible nucléaire usé, selon un communiqué de Moltex.

Les actifs de Moltex seraient vendus à l’entreprise ontarienne pour la somme de 11,5 millions $.

«Sous administration»

Selon le document remis à la SEC, Moltex Energy Limited, la société-mère de Moltex Energy Canada, est «sous administration», ce qui signifie que son contrôle a été cédé à des conseillers en matière d’insolvabilité qui ont un rôle «semblable à un syndic de faillite».

«Nous sommes au courant de la vente potentielle de Moltex à une entreprise ontarienne. Nous sommes très excités de rencontrer la nouvelle équipe de direction», a dit le ministre de l’Énergie du Nouveau-Brunswick, René Legacy.

Au départ, l’argent public investi dans Moltex et dans une autre entreprise de Saint-Jean, Arc Clean Technology, devait permettre au Nouveau-Brunswick de développer des petits réacteurs nucléaires et de s’alimenter en énergie, mais aussi de commercialiser ces réacteurs et d’en faire un moteur économique pour la province.

Peu à peu, le manque de progrès des entreprises a poussé le gouvernement provincial et Énergie NB à abandonner l’idée selon laquelle le N.-B. sera la première province à commercialiser ces réacteurs.

Le gouvernement libéral a plutôt demandé à Énergie NB de songer avant tout aux besoins énergétiques du N.-B., et d’acheter un réacteur développé ailleurs s’il le faut. Énergie NB aura besoin d’une source d’énergie supplémentaire d’ici la fin des années 2030.

Le gouvernement fédéral a versé 7 millions $ à ARC Clean Technology, et le gouvernement provincial, 21,3 millions $.

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