Utiliser la technologie pour mettre fin au trafic d’espèces sauvages.

Le trafic illégal d’espèces sauvages demeure un défi mondial qui menace la biodiversité. (Image illustrative : Undp.org)

Une alliance technologique de grande envergure a été officiellement créée pour lutter contre le trafic illégal d’espèces sauvages en ligne. Cette annonce a été faite lors de la Semaine de l’action climatique de Londres (22-30 juin), l’un des plus importants forums européens sur le climat, qui a réuni des dizaines de milliers de responsables politiques et d’entrepreneurs du monde entier.

Cette alliance réunit des géants de la technologie tels que Google, Meta, TRM Labs, etc. Ce groupe d’entreprises est considéré comme ayant une influence significative sur la circulation mondiale de l’information, représentant environ 20 % du marché du commerce électronique et touchant 90 % des utilisateurs des médias sociaux dans le monde .

Selon un rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le trafic d’espèces sauvages génère jusqu’à 23 milliards de dollars de revenus par an, poussant environ un million d’espèces végétales et animales au bord de l’extinction.

L’espace en ligne est perçu comme un terrain fertile pour la criminalité, où des animaux rares sont vendus ouvertement, tandis que l’argent sale est blanchi via des portefeuilles électroniques pour contourner le système bancaire.

Avant cette crise, la responsabilité sociale des entreprises (RSE) des sociétés technologiques devait évoluer. Au lieu de rester indifférentes ou de se contenter de financer des campagnes écologiques superficielles, les entreprises ont commencé à reconnaître leur responsabilité de prévenir l’afflux de profits illicites directement sur leurs plateformes.

Cette campagne est mise en œuvre sur deux fronts technologiques, coupant efficacement les chaînes d’approvisionnement et financières des criminels environnementaux.

En première ligne, des géants comme Google, Meta, TikTok et Alibaba s’engagent à moderniser leurs algorithmes d’intelligence artificielle (IA). Ces outils détecteront, bloqueront et supprimeront automatiquement les publications malveillantes avant même que les transactions ne puissent avoir lieu. Parallèlement, des entreprises de télécommunications telles que Vodafone, Vodacom et Safaricom intègrent également l’IA à leurs plateformes de paiement mobile M-Pesa afin d’améliorer leurs capacités de surveillance et de lutte contre le blanchiment d’argent.

Par ailleurs, des entreprises financières et de cryptomonnaies telles que PayPal, TRM Labs, Chainalysis et Luno contribuent à enrayer la circulation des fonds illicites. Grâce à l’analyse de la blockchain, elles peuvent localiser précisément les portefeuilles de cryptomonnaies illicites, suivre les flux financiers transfrontaliers et les signaler aux autorités compétentes. De plus, British Airways et l’aéroport d’Heathrow participent également à cet effort par le biais de campagnes de sensibilisation.

David Fein, coprésident de United for Wildlife, a déclaré : « Le trafic illégal d’espèces sauvages n’est pas seulement un problème environnemental, mais aussi une question d’éthique commerciale. »

Cette décision marque un tournant majeur dans la façon de penser des entreprises technologiques, les crimes environnementaux étant désormais officiellement mis sur un pied d’égalité avec les crimes financiers internationaux.

Source : https://hanoimoi.vn/dung-cong-nghe-chan-nan-buon-ban-dong-vat-hoang-da-1208566.html

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