VIDEO. Takata : la traque des voitures à risque se poursuit en Martinique

Il y aurait 13 000 véhicules en Martinique encore équipés d’airbags Takata. Pour retrouver leurs propriétaires, les concessionnaires multiplient les campagnes. Et ces jours-ci, la détection s’organise directement dans les stations-service. L’agent vêtu d’un gilet orange avec la mention « Airbags Takata » rentre la plaque d’immatriculation sur sa tablette et en quelques secondes, l’information est vérifiée sur Internet.

Des voitures dangereuses pour le conducteur et les autres

Les déclenchements accidentels et les projections de débris métalliques de ces airbags sont mortels. À tel point que le gouvernement a décrété l’interdiction de conduire tout véhicule concerné. C’est la mesure stop-drive, difficile à faire appliquer.

« Stop-drive, ça veut dire que depuis le 9 juillet 2025, vous ne devez pas ignorer la loi et vous devez savoir que vous ne devez pas conduire votre véhicule s’il est équipé d’un airbag Takata parce que vous vous mettez en danger, vous mettez les autres en danger. Ni même monter à bord parce qu’effectivement, imaginez-vous, sans entrer dans des détails horribles, mais il y a déjà eu une vingtaine de décès en France. Dix-huit d’entre eux sont dans les régions et départements d’Outre-mer. »

Audrey Borius, porte-parole des distributeurs automobiles de Martinique · ©interrogée par Delphine Bez et Marc Balssa

Ces airbags sont en effet très instables à la chaleur. Dernière victime, à La Réunion fin novembre, un jeune homme de 23 ans tué par son airbag. Pendant deux semaines, les agents présents dans sept stations, du nord au sud de l’île, passeront au crible des milliers de plaques d’immatriculation. Plusieurs dizaines de conducteurs ont déjà été alertés.

Aujourd’hui, des concessionnaires ont les airbags en stock et le remplacement peut se faire à domicile en moins d’une heure. C’est gratuit et rien d’indélicat ne sera demandé au propriétaire.

« Nous ne sommes pas là pour faire la police. Donc les contrôles techniques, les assurances, les défauts d’assurance, les pneus lisses, etc. On va peut-être vous dire : « Écoutez, faites attention à vos pneus ». Mais on n’est pas là pour vous verbaliser. Notre seul job est de s’assurer que l’on sécurise les véhicules. »

Audrey Borius · ©interrogée par Delphine Bez et Marc Balssa

En 10 ans, 23 000 véhicules ont été pris en charge en Martinique, soit les deux tiers potentiellement concernés.

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