Violences sexuelles : accusé d’avoir agressé son filleul, l’ex-patron du CNC Dominique Boutonnat est relaxé en appel

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Condamné en première instance pour avoir agressé sexuellement son filleul en Grèce en août 2020, Dominique Boutonnat a été relaxé en appel, ce vendredi, par la cour d’appel de Versailles.

Revirement de la justice à l’égard de l’ancien patron du cinéma français. La cour d’appel de Versailles a annoncé, ce vendredi, la relaxe de l’ex-président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), Dominique Boutonnat, jugé pour avoir agressé sexuellement son filleul en Grèce en août 2020.

L’homme, aujourd’hui âgé de 56 ans, avait été condamné en première instance à un an de prison ferme par le tribunal judiciaire de Nanterre. « La culpabilité des faits d’agression sexuelle reprochés à Dominique Boutonnat n’est pas établie », a justifié la présidente de la cour d’appel, relevant des contradictions dans les déclarations du plaignant.

Le parquet avait requis trois ans de prison, dont un ferme

« En conséquence, il est relaxé de l’ensemble des faits de la prévention », a conclu la présidente devant le prévenu, présent lors du délibéré. Son filleul était, lui, absent. Le parquet général avait pourtant requis à l’encontre de l’ancien président du CNC trois ans de prison, dont un ferme, soit la même peine qu’en première instance, soulignant une « posture de déni ».

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Lors de l’audience du 4 mai, comme en première instance, M. Boutonnat avait contesté les faits qui lui sont reprochés, tout en affirmant mieux comprendre désormais la « souffrance réelle » de son filleul. La victime, âgée de 21 ans au moment des faits, l’accuse d’avoir tenté de le masturber dans son lit après qu’ils se sont baignés nus dans une piscine lors de vacances en Grèce en août 2020, dans la maison de campagne du prévenu. Le jeune homme affirme l’avoir ensuite masturbé dans sa chambre pour qu’il arrête de le toucher.

Dominique Boutonnat reconnaît avoir pris en photo son filleul nu et l’avoir embrassé

Lors de son procès en appel, l’ancien président du CNC a de nouveau reconnu l’avoir pris en photo nu à la sortie de la piscine, mais alors qu’il visait le paysage. Dominique Boutonnat a également admis des baisers dans la chambre de ce dernier, mais consentis et initiés par son filleul, toujours selon ses dires.

Enfin, le lendemain, les deux parties s’accordent sur le fait que le parrain est entré dans la salle de bain de son filleul pour l’embrasser, cette fois-ci selon Dominique Boutonnat pour tenter de lever l’ambiguïté sur les faits de la nuit précédente.

L’homme avait démissionné de la tête du CNC après sa condamnation en première instance

L’homme, qui était l’une des figures les plus puissantes du cinéma français, a dirigé de 2019 à 2024 le CNC, structure notamment chargée de gérer la prévention des violences sexuelles dans l’industrie cinématographique. Il avait démissionné de ses fonctions après sa condamnation en première instance en juin 2024.

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« Dominique Boutonnat a été innocenté de tous les faits reprochés », ont réagi dans un communiqué transmis à l’AFP ses avocates, Mes Céline Lasek et Delphine Meillet. « Au terme d’une longue procédure de six ans et d’une décision de trois magistrats de cour d’appel de Versailles extrêmement motivée en droit et en fait, nous nous réjouissons que justice ait enfin été rendue », ont-elles ajouté, précisant que leur client ne souhaitait pas faire d’autre commentaire.

L’avocate du plaignant, Me Caroline Toby, n’a pas souhaité réagir.

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