Viols et agressions sexuelles sur mineurs en Martinique : plus de 130 procédures enregistrées en 2025
Cette communication fait bien entendu écho à l’affaire Lyhanna qui met en lumière les difficultés de la justice à traiter ces affaires dans certains cas mais aussi des défaillances criantes.
Selon les chiffres communiqués par le parquet de Fort-de-France, 62 procédures pour viols sur mineurs et 70 procédures pour agressions sexuelles sur mineurs ont été enregistrées au cours de l’année 2025.
À titre de comparaison, 259 procédures pour viols et agressions sexuelles commis sur des majeurs ont également été recensées sur la même période.
Les données concernant les six premiers mois de l’année 2026 apparaissent comparables à celles enregistrées en 2025.
Plus de 1 000 signalements reçus par le parquet
Une grande partie des enquêtes ouvertes trouve son origine dans les signalements transmis au parquet. Plus de 1 000 signalements ont ainsi été reçus en 2025.
Ces informations émanent notamment du rectorat, d’associations, de services sociaux ou encore des services de santé du département.
Le parquet précise que ces signalements ne concernent pas exclusivement des faits à caractère sexuel. Ils portent plus largement sur l’ensemble des situations de danger susceptibles de concerner des mineurs.
Des dossiers transmis rapidement aux enquêteurs
Les signalements reçus ont été traités systématiquement dans de brefs délais, selon le parquet de Fort-de-France.
Lorsqu’ils concernent des faits de violences, de viols ou d’agressions sexuelles, ils sont transmis aux services de police ou de gendarmerie afin de procéder aux enquêtes ou aux évaluations nécessaires.
Le parquet indique par ailleurs qu’aucune procédure en attente de transmission pour enquête n’est actuellement en souffrance.
Police et gendarmerie mobilisées sur les atteintes aux mineurs
Les autorités judiciaires soulignent que les procédures sont globalement traitées avec célérité par les services d’enquête.
Près de la moitié des dossiers actuellement en cours dans les brigades de gendarmerie de Martinique ont ainsi moins de six mois.
Les délais d’enquête peuvent toutefois varier en fonction de la complexité des affaires. Certaines nécessitent la réalisation d’expertises ADN, médicales, psychologiques ou téléphoniques. Les enquêteurs doivent également recueillir les témoignages et entendre l’entourage des victimes ainsi que celui des personnes mises en cause.
Selon le parquet, ces investigations sont indispensables pour garantir la qualité des procédures et permettre, lorsque cela est nécessaire, des placements en garde à vue dans les meilleures conditions.
Une priorité affirmée pour la justice et les enquêteurs
Dans les semaines à venir, les services de police et de gendarmerie poursuivront leurs efforts afin de maintenir des délais de traitement contraints pour les affaires impliquant des mineurs victimes.
Le parquet rappelle que la lutte contre les atteintes aux mineurs constitue déjà une priorité partagée entre les magistrats et les forces de l’ordre en Martinique.
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