13 brevets incroyables de géants de la technologie qui semblent tout droit sortis de la science-fiction – Letem svetem Applem

Un entrepôt volant lançant des drones de livraison, un téléphone doté d’un écran, une lentille de contact enregistrant tout ce que vous voyez, ou encore un ours en peluche contrôlant une maison intelligente : les géants de la tech protègent des idées qui, au premier abord, semblent tout droit sorties d’un film de science-fiction. Pourtant, compte tenu du rythme actuel du développement technologique, certaines d’entre elles pourraient bien être plus réalistes qu’il n’y paraît.

Les bases de données de brevets constituent l’une des sources les plus intéressantes pour entrevoir l’avenir du monde technologique. Les entreprises ne se contentent pas de présenter les appareils qu’elles s’apprêtent à commercialiser. Elles protègent souvent aussi des idées expérimentales, des principes techniques spécifiques ou des solutions à des problèmes qui ne deviendront peut-être pertinents que dans dix ou vingt ans.

L’existence même d’un brevet ne signifie donc pas que le produit est finalisé, qu’un prototype fonctionnel a été créé, ni même qu’il sera commercialisé. Un brevet confère avant tout à une entreprise une protection juridique pour une solution technique spécifique. De plus, les grandes entreprises déposent chaque année un nombre considérable de demandes de brevets, et seule une infime partie des idées décrites se concrétise en produits réels.

Mais c’est ce qui rend les brevets si fascinants. Lors de leur rédaction, les concepteurs ne sont pas obligés de penser uniquement à ce qui peut être fabriqué et vendu aujourd’hui. Ils peuvent concevoir des technologies pour un monde où les machines autonomes seront monnaie courante. miniCapteurs de données, écrans flexibles, intelligence artificielle avancée et nouveaux modes de transport.

Nous avons sélectionné treize idées extrêmement intéressantes liées aux sociétés Motorola. Amazon, OpenAIDisney, Tesla, AppleSony, IBM, Google, Microsoft, Toyota et AirCertains sont pratiques et résolvent un problème précis. D’autres sont si insolites qu’il est difficile d’imaginer leur utilité en dehors du cinéma.

Motorola – Tatouage électronique pour le cou faisant office de microphone

Motorola a breveté un dispositif électronique ressemblant à un fin tatouage, qui se fixerait directement sur la nuque de l’utilisateur. Sa fonction principale serait de capter la voix grâce aux vibrations générées dans la gorge. Contrairement à un microphone classique, il ne dépendrait pas uniquement de la propagation du son dans l’air ambiant. Le dispositif permettrait ainsi de mieux isoler la voix de l’utilisateur du bruit de la circulation, de la musique, du vent ou des conversations d’autrui. Ceci pourrait s’avérer utile, par exemple, pour passer un appel téléphonique dans une rue passante, dans une usine, à un concert ou lors d’une opération de sauvetage. Le brevet décrit miniLe système comprend un microphone, un émetteur sans fil, des composants électroniques de contrôle et son propre système d’alimentation. La voix captée peut être transmise sans fil à un téléphone ou à un autre appareil de communication. La communication pourrait théoriquement utiliser des technologies similaires au Bluetooth. NFC ou toute autre connexion à courte portée. Le tatouage électronique ne serait pas nécessairement permanent et pourrait fonctionner comme un patch extrêmement fin doté de circuits intégrés. Dans sa documentation, Motorola envisageait également d’autres capteurs intégrables au dispositif. L’un d’eux pourrait être un capteur de réponse galvanique cutanée, mesurant les variations de conductivité électrique de la peau. Ces variations surviennent, par exemple, en cas de stress, de nervosité ou d’émotion forte. Ceci a donné naissance à l’idée, quelque peu exagérée, que le tatouage pourrait également servir de simple détecteur de mensonges. En réalité, un tel capteur ne pourrait enregistrer qu’une réaction physiologique, sans pouvoir déterminer avec certitude si une personne dit la vérité. Outre l’alimentation, les principaux obstacles seraient la durabilité, la résistance à la transpiration et l’adhérence optimale des composants électroniques à la peau. Néanmoins, l’idée est étonnamment réaliste, car des capteurs flexibles et des patchs électroniques sont déjà utilisés aujourd’hui dans les domaines de la santé et de la mesure sportive.

Amazon – Un entrepôt volant lançant des drones de livraison

Amazon Il a conçu un système qui révolutionnerait complètement l’idée même de centre de distribution. Au lieu d’un entrepôt classique en périphérie d’une ville, une partie des stocks pourrait être entreposée dans un grand dirigeable se déplaçant à haute altitude. Le brevet décrit cette machine comme airUn centre de distribution aéroporté, ou centre de traitement des commandes embarqué, pourrait être construit à partir d’un dirigeable stationnant à une altitude d’environ 45 000 pieds (plus de treize kilomètres). À son bord seraient stockés les commandes, les fournitures et une flotte de véhicules de livraison autonomes. Une fois l’article sélectionné par le client, le drone le récupérerait et se dirigerait vers le lieu de livraison. Il pourrait utiliser la gravité durant sa descente, ce qui lui permettrait de n’utiliser une part importante de son énergie que pour la stabilisation et l’approche finale. Une fois la livraison effectuée, le drone n’aurait pas besoin de retourner directement au dirigeable principal. Le brevet envisageait également des aéronefs de ravitaillement plus petits utilisant des drones.ancet d’autres marchandises transportées entre le sol et l’entrepôt volant. Le système pourrait être déployé, par exemple, au-dessus d’une zone où se déroule un événement sportif, un festival ou tout autre événement majeur. Amazon Ce système permettrait de prédire quels produits seront les plus populaires localement et de les acheminer au plus près des clients. La livraison de snacks, d’électronique ou d’articles promotionnels pourrait alors se faire en quelques minutes seulement. Cet entrepôt aérien pourrait théoriquement aussi diffuser de la publicité ou servir de base de communication pour les drones. En pratique, cependant, un tel système se heurterait à une réglementation aérienne extrêmement stricte. Il serait également difficile de gérer les conditions météorologiques, la maintenance, le bruit, la sécurité des expéditions et le survol d’un grand nombre de drones au-dessus d’une zone habitée. Le coût de maintien en vol d’un dirigeable géant serait par ailleurs probablement très élevé. Amazon L’entreprise n’a pas encore construit d’entrepôt volant, mais ce brevet montre à quel point elle était prête à innover pour trouver un moyen plus rapide de livrer.


OpenAI – Un appareil sans écran comme nouvel assistant personnel IA

OpenAI travaille sur son propre appareil grand public, dont la conception exacte fait l’objet de spéculations depuis longtemps. L’entreprise s’est associée au designer Jony Ive et à son équipe, qui ont déjà travaillé sur l’iPhone, l’iPod, le Mac et d’autres produits de la marque. AppleL’objectif du projet n’est pas de créer un simple smartphone de plus ou une enceinte ordinaire dotée d’un assistant vocal. OpenAI Ce projet vise à créer une nouvelle façon d’interagir avec l’intelligence artificielle au quotidien. Selon les informations actuelles, il s’agirait d’un appareil sans écran classique, portable et capable de percevoir son environnement. Il pourrait utiliser des microphones, une caméra et d’autres capteurs pour identifier la situation dans laquelle se trouve son utilisateur. Ce dernier communiquerait principalement par la voix ou via un casque. L’intelligence artificielle pourrait alors répondre à des questions, rappeler des tâches, traiter des messages ou aider à contrôler une maison connectée. Un aspect important serait sa capacité à comprendre le contexte sans que l’utilisateur ait à expliquer précisément ce qu’il regarde ou ce qu’il fait. Par exemple, l’appareil pourrait reconnaître un objet, un document ou une situation et proposer immédiatement une aide adaptée. Cependant, cela soulève également des questions fondamentales concernant la protection de la vie privée. La caméra et les microphones, constamment actifs, devraient être complétés par un système de sécurité très fiable et des options de contrôle intuitives. OpenAI Il faudrait également convaincre les clients que le nouveau produit offre quelque chose de nettement plus utile qu’un téléphone avec une application. ChatGPTLes tentatives précédentes d’autres entreprises pour créer des appareils d’IA autonomes ont montré que l’IA seule ne suffit pas pour réussir. nestLe produit doit être rapide, fiable, intuitif et utilisable même dans les lieux publics bruyants. On ignore encore s’il s’agira d’un appareil portable, d’une enceinte connectée, d’un casque audio ou de toute une gamme de produits interconnectés. Une chose est sûre : OpenAI Elle ne souhaite pas rester une entreprise dépendante uniquement des écrans, des systèmes d’exploitation et du matériel provenant d’autres fabricants.

Disney – Un monde virtuel accessible sans casque

Disney a breveté un monde virtuel que l’on peut visiter sans lunettes ni casque. Ce système s’appelle Virtual World. Simulator Le système projetterait des objets numériques directement dans l’espace physique autour des visiteurs. La salle serait équipée de plusieurs projecteurs haute vitesse capables d’afficher différentes images selon la position de chaque personne. Cette technologie ne se contenterait pas de projeter une image plate sur un mur. Le contenu numérique serait projeté sur des objets tridimensionnels, des décors et d’autres surfaces de la salle. Le système suivrait également les mouvements des visiteurs et adapterait en permanence la scène à leur point de vue. Pour ce faire, il utiliserait la méthode de cartographie et de localisation spatiale connue sous le nom de SLAM. Chaque personne aurait ainsi l’impression que le monde numérique évolue en fonction de ses mouvements. Disney pourrait utiliser une solution similaire dans les parcs d’attractions, les attractions interactives, les espaces hôteliers ou les expositions thématiques. Les visiteurs pourraient se retrouver dans la jungle, l’espace, le monde sous-marin ou directement au cœur d’un célèbre film d’animation. L’avantage par rapport à la réalité virtuelle serait la possibilité de partager l’expérience sans avoir à porter de lunettes inconfortables. Les parents pourraient également garder un œil sur leurs enfants et leur environnement réel à tout moment, ce qui renforcerait la sécurité. Le système pourrait théoriquement ajouter des personnages numériques, des effets interactifs et modifier l’apparence d’une salle en quelques secondes. Cependant, il ne s’agirait pas d’un hologramme classique flottant librement dans les airs, comme on le voit souvent au cinéma. L’expérience reposerait toujours sur la projection de lumière sur des surfaces appropriées et le suivi précis du regard des utilisateurs. Le principal défi technique consisterait à créer une image convaincante pour plusieurs personnes se tenant à différents endroits de la pièce. Mais Disney possède une longue expérience dans le domaine des projections, de l’animatronique et des attractions interactives ; ce brevet fait donc partie des idées qui pourraient se concrétiser d’une manière ou d’une autre.

Smart TV Disney Plus home à l'écran

Tesla – Nettoyage de pare-brise au laser

Tesla a breveté un système capable de nettoyer les vitres grâce à des impulsions laser contrôlées avec précision. Cette technologie ne se limiterait pas au pare-brise des voitures. Le brevet envisage également le nettoyage des vitres des caméras et des panneaux solaires. Des capteurs ou un système d’imagerie détermineraient d’abord la localisation des saletés sur la vitre. L’unité de contrôle réglerait ensuite la direction, la durée et l’intensité de l’impulsion laser. L’énergie serait suffisamment puissante pour éliminer les dépôts, mais trop faible pour endommager le verre. Le système pourrait ainsi enlever les insectes séchés, la poussière, la boue et autres petits débris obstruant la visibilité. L’avantage serait un nettoyage sans grande quantité d’eau ni de produits chimiques. De plus, le laser pourrait cibler précisément une zone sale au lieu de nettoyer toute la surface. Ceci serait particulièrement important pour les caméras, où même de petites quantités de saleté peuvent considérablement perturber le fonctionnement des systèmes d’assistance. Les voitures modernes utilisent un nombre croissant de capteurs optiques, et leur propreté deviendra encore plus cruciale avec le développement de la conduite autonome. Ce brevet ne signifie donc pas nécessairement que Tesla envisage de supprimer les essuie-glaces classiques. Le nettoyage laser pourrait compléter les lave-glaces classiques ou constituer une solution autonome pour les boîtiers de caméras de petite taille. La question cruciale demeure la sécurité d’une source lumineuse puissante à proximité des personnes, des yeux et des véhicules environnants. Le fabricant devrait s’assurer que le faisceau reste toujours dans une zone précisément définie et ne provoque pas de réflexions dangereuses. La présence de glace, d’une épaisse couche de neige ou d’une grande quantité de boue humide pourrait également poser problème, conditions face auxquelles les essuie-glaces classiques seraient de plus en plus efficaces. Cependant, le nettoyage laser n’est pas qu’une simple mode passagère et pourrait trouver des applications partout où il est nécessaire de maintenir une petite zone optique constamment propre.

Apple – Téléphone avec un écran qui épouse les contours du corps

Apple Une entreprise a breveté un appareil électronique portable dont l’écran pourrait recouvrir une grande partie de son boîtier. Au lieu d’un téléphone plat classique avec un écran uniquement en façade, il offrirait une surface d’affichage quasi continue. L’appareil pourrait être doté d’un boîtier transparent ou semi-transparent, sous lequel serait placé un écran flexible. L’image se prolongerait ainsi sans interruption de l’avant, sur les côtés et jusqu’à l’arrière du téléphone. Apple Le brevet indique que cela augmenterait considérablement la surface disponible pour les icônes, les photos, les vidéos et autres contenus. Les côtés pourraient afficher l’état de la batterie, le volume, les notifications ou les commandes. Des boutons virtuels pourraient s’adapter à l’application utilisée. Lors de la prise d’une photo, un déclencheur apparaîtrait sur le côté, tandis que pendant la lecture de musique, cette même zone servirait au contrôle du volume. Un affichage continu permettrait également des effets visuels originaux, l’image semblant se déployer tout autour de l’appareil. De plus, le téléphone n’aurait plus besoin d’avoir un avant et un arrière clairement définis. L’utilisateur pourrait déplacer certains contenus sur n’importe quelle surface selon la façon dont il tient l’appareil. Cependant, cette conception serait extrêmement complexe et fragile. En cas de chute, l’écran pourrait tomber de pratiquement n’importe quel côté, et l’utilisation d’une coque de protection classique serait peu judicieuse. Le fabricant devrait également résoudre le problème des contacts accidentels de la paume et des doigts sur les côtés et l’arrière. Les principaux défis concerneraient la consommation d’énergie, le refroidissement des composants internes et la résistance suffisante du boîtier transparent. Apple similaire jusqu’à présent iPhone n’a pas été précisé, mais certains éléments de cette idée se retrouvent dans le téléfoneavec des écrans incurvés et des commandes latérales tactiles. Le brevet ne vise pas nécessairement un produit précis, mais protège un ensemble de technologies applicables à une large gamme d’appareils futurs.

courbé iphone

Sony – Une lentille de contact qui enregistre tout ce que vous voyez

Sony a conçu une lentille de contact équipée de miniUn dispositif de caméra et d’électronique pour la capture d’images permettrait de filmer la scène sous un angle similaire à celui de la vision de l’utilisateur. Ainsi, une personne pourrait enregistrer des événements sans avoir à tenir un téléphone, un appareil photo ou tout autre appareil devant son visage. Le brevet décrit un capteur d’image intégré directement dans le corps de la lentille. Le système pourrait également inclure une mémoire, une électronique de contrôle, une communication sans fil et une alimentation. Le contrôle s’effectuerait théoriquement par un clignement d’œil volontaire. Le système devrait apprendre à distinguer un clignement d’œil naturel d’une commande plus longue ou définie. Un geste pourrait déclencher la prise d’une photo, un autre l’enregistrement vidéo et un autre encore l’arrêter. L’électronique ajusterait la mise au point, l’exposition, la stabilisation et le zoom de l’image. Les données seraient ensuite transférées vers un téléphone, un ordinateur ou un support de stockage externe. Un tel dispositif serait utile dans le sport, les voyages, la documentation professionnelle ou dans les situations où l’utilisateur a besoin d’avoir les mains libres. Une lentille de contact équipée d’une caméra pourrait également aider les personnes malvoyantes si elle était associée à un système de reconnaissance d’objets et de description vocale de l’environnement. En revanche, elle constituerait une atteinte extrêmement grave à la vie privée d’autrui. L’environnement n’aurait pratiquement aucun moyen de savoir qu’il est photographié ou filmé. L’aspect technique est encore plus complexe, car l’objectif doit rester fin, transparent, sûr et suffisamment perméable à l’oxygène. L’électronique ne doit pas générer de chaleur dangereuse ni irriter mécaniquement l’œil. Un problème majeur demeure également. miniUne source d’énergie naturelle et un positionnement de la caméra qui ne gêne pas la vision : voilà ce qui caractérise ce brevet. Cependant, la mise en œuvre pratique et sécurisée d’un objectif grand public équipé d’une caméra représente un véritable défi.

IBM – Montre connectée qui se déplie pour devenir téléphone et tablette

IBM a breveté une montre dotée d’un écran composé de plusieurs panneaux distincts, extensibles et dépliables progressivement. En mode basique, l’appareil fonctionnerait comme une montre connectée classique. L’utilisateur verrait l’heure, les notifications, les données de santé et d’autres informations succinctes directement au poignet. Le déploiement des différents panneaux augmenterait considérablement la surface d’affichage. La première configuration permettrait d’obtenir un appareil de la taille d’un smartphone. Une fois tous les panneaux ouverts, un écran semblable à celui d’une petite tablette serait créé. Ce brevet résout ainsi l’un des principaux problèmes des montres connectées : la taille limitée de leur écran. Un petit écran est confortable à porter, mais inadapté à l’écriture, au traitement de documents ou au visionnage de vidéos. IBM propose que les parties inutilisées de l’écran soient stockées sous le panneau principal, sur plusieurs niveaux. L’utilisateur pourrait les déployer mécaniquement sur les côtés pour assembler une surface d’affichage plus grande. Le système reconnaîtrait automatiquement la taille actuelle et adapterait l’interface utilisateur en conséquence. Les applications pourraient ainsi basculer entre les affichages montre, téléphone et tablette. En pratique, cependant, ce dispositif impliquerait un grand nombre de pièces mobiles et sensibles. Chaque articulation devrait être fine, robuste et résistante à la poussière, à l’humidité et à des milliers de mouvements répétés. L’écran déplié serait probablement fragile et peu confortable à porter au poignet. L’emplacement de la batterie, du processeur et des autres composants poserait également problème.oneL’intégration au boîtier, qui doit rester suffisamment petit, était envisagée. IBM n’a pas commercialisé une telle montre, mais le brevet prévoyait avec une grande précision les efforts déployés pour unifier plusieurs catégories d’appareils utilisant des écrans flexibles et pliables.

Red Hat Linux

Google – Un ours en peluche qui surveille la maison et contrôle les appareils électroniques

Google a breveté un dispositif anthropomorphe pouvant prendre la forme d’un ours en peluche, d’un lapin ou d’un autre personnage familier. À première vue, il ressemblerait à un jouet d’enfant ordinaire. Pourtant, il dissimulerait des caméras, des microphones, des haut-parleurs, des moteurs et des composants électroniques de communication sans fil. Des caméras placées dans les yeux pourraient suivre les mouvements des personnes présentes dans la pièce. Des microphones dissimulés dans les oreilles capteraient les commandes vocales et autres sons. Lorsqu’on parlerait au jouet, celui-ci pourrait tourner la tête, dresser les oreilles ou établir un contact visuel. Le système se voudrait ainsi plus naturel qu’une enceinte connectée classique posée sur une table. L’ours reconnaîtrait l’utilisateur, analyserait sa voix ou ses gestes et transmettrait la commande à d’autres appareils. Par exemple, une personne pourrait demander d’allumer la télévision, de lancer un film, de changer de programme ou de contrôler d’autres appareils électroniques de la maison. Le jouet fonctionnerait essentiellement comme une interface physique pour une maison connectée. Le brevet prévoit également la possibilité pour le dispositif de bouger ou d’effectuer diverses animations. Pour les enfants, contrôler leur maison grâce à un personnage familier pourrait être plus accessible que de communiquer avec une enceinte impersonnelle. Mais cette focalisation sur le foyer et les enfants a immédiatement soulevé des inquiétudes quant au respect de la vie privée. Une peluche qui écoute en permanence, suit les mouvements et reconnaît les visages peut s’avérer bien plus inquiétante qu’un téléphone ou une enceinte connectée. Le fabricant serait tenu d’indiquer clairement l’utilisation d’une caméra ou d’un microphone et la destination des données. Un contrôle parental strict et la possibilité de désactiver physiquement tous les capteurs seraient également indispensables. Google n’a pas commercialisé d’ours similaire, mais les enceintes connectées actuelles, équipées d’écrans, de caméras et de la reconnaissance faciale, offrent certaines des fonctionnalités envisagées par ce brevet original.

Disney – Un robot doux conçu pour câliner les gens en toute sécurité

Disney a breveté un robot humanoïde suffisamment souple et sûr pour permettre un contact physique direct avec les visiteurs. Les robots industriels classiques, composés de pièces métalliques rigides, peuvent blesser gravement une personne en cas de mouvement brusque. Une telle conception est inadaptée à un parc d’attractions où de jeunes enfants circulent autour du robot et où les visiteurs souhaitent le toucher. Disney a donc conçu un robot doté de parties souples qui absorbent les chocs et répartissent la pression. Sa structure interne rigide est enveloppée de modules flexibles ou gonflables. Ces modules peuvent contenir des capteurs capables de détecter le toucher, les impacts ou les étreintes. Grâce à eux, le robot sait avec quelle force la personne le serre et quand elle souhaite mettre fin au contact. Son système de contrôle ajuste la force et l’amplitude des mouvements de ses bras en fonction de la situation. L’objectif principal n’était pas de créer une machine ordinaire recouverte d’un revêtement souple. Disney souhaitait conserver la précision et la contrôlabilité des mouvements d’un robot humanoïde tout en… miniAfin de minimiser les risques de blessure au contact, l’apparence et les mouvements pourraient s’inspirer d’un personnage animé. Le robot médical souple le plus souvent cité dans ce contexte est Bay.max Bien que le brevet ne se limite pas à un seul personnage du film Big Six, ce robot pourrait, dans un parc d’attractions, accueillir les visiteurs, poser pour des photos et interagir en toute sécurité avec les enfants. Contrairement à une personne costumée, il pourrait effectuer des mouvements impossibles à imiter de façon réaliste. Des capteurs devraient surveiller en permanence la position des personnes à proximité et arrêter immédiatement tous les moteurs en cas de danger. Le revêtement souple ne devrait pas dissimuler les endroits où les mains ou les vêtements pourraient se coincer. Disney développe des personnages robotiques depuis longtemps ; ce brevet n’est donc pas une simple fantaisie. Ses principes pourraient être utilisés dans de futures attractions et pour des robots destinés aux secteurs de la santé, des soins ou de l’éducation.

Microsoft – Des vêtements qui avertissent par impulsion électrique

Microsoft Une entreprise a obtenu un brevet pour un ordinateur portable doté d’une interface communiquant directement avec la peau de l’utilisateur. Ce dispositif pourrait être intégré à un t-shirt, une ceinture, une manche ou tout autre vêtement. Au lieu de sons, de vibrations ou d’un écran lumineux, il utiliserait une légère stimulation électrique. L’utilisateur ressentirait alors un léger picotement, une pression ou une autre sensation précisément définie sur la peau. Différents schémas d’impulsions pourraient correspondre à différents types d’alertes : un signal pour un message entrant, un autre pour un appel téléphonique et un autre encore pour une instruction de navigation. L’utilisateur n’aurait ainsi plus besoin de consulter constamment son téléphone ou sa montre connectée. Ce brevet a également suscité la notoriété grâce à son idée de vêtement capable d’alerter en cas de mauvaise posture. Des capteurs surveilleraient la position du dos, des épaules ou du cou. Si une personne commençait à se tenir voûtée, le système lui rappellerait la bonne position par une légère impulsion. Il ne s’agirait cependant pas d’un choc électrique dangereux, contrairement à ce que ce brevet décrit parfois de manière simpliste. Le principe serait plus proche de la faible stimulation électrique utilisée dans certains établissements médicaux et de rééducation. L’avantage principal résiderait dans la discrétion, l’alerte ne étant perçue que par la personne portant le vêtement. Cette technologie pourrait également aider les personnes malvoyantes ou malentendantes en traduisant l’information sous forme tactile. La principale difficulté serait de maintenir un contact optimal des électrodes avec la peau lors de la marche, du sport et des mouvements quotidiens. Le vêtement devrait aussi résister à la transpiration, à la pluie, aux lavages et aux contraintes mécaniques prolongées. Un réglage précis serait nécessaire pour chaque utilisateur : une impulsion trop faible serait imperceptible, tandis qu’une impulsion trop forte serait inconfortable. Microsoft Il ne proposait pas ce type de vêtements aux clients ordinaires, mais le retour haptique intégré aux textiles recèle encore un grand potentiel dans le sport, la rééducation, la navigation et la réalité augmentée.

microsoft store

Toyota – Un robot autonome qui localise et ravitaille une voiture

Toyota a breveté un véhicule de ravitaillement autonome capable de recharger une voiture stationnée. Ce véhicule peut utiliser différents types de carburant : essence, hydrogène ou électricité. Le propriétaire du véhicule signale au véhicule, via une application ou le système embarqué, son besoin de recharge. Le véhicule robotisé reçoit la position de la voiture et s’y dirige automatiquement. À son arrivée, il identifie précisément le véhicule et l’emplacement de sa prise de remplissage ou de recharge. Grâce à des caméras et autres capteurs, il se gare exactement à côté. Le bras robotisé ouvre alors le couvercle, connecte le connecteur approprié et lance la recharge. L’ensemble du processus se déroule sans intervention humaine. L’utilisateur n’a plus besoin de se rendre à une station-service ni de chercher une borne de recharge. Ce service est particulièrement adapté aux grands parkings, aux parkings souterrains, aux aéroports et aux sites d’entreprises. Un seul robot peut desservir plusieurs dizaines de véhicules stationnés, même la nuit. Les voitures électriques sont équipées de leur propre batterie, tandis que les voitures thermiques et à hydrogène nécessitent des réservoirs sécurisés. La manipulation de carburants inflammables sans intervention humaine constitue l’un des principaux obstacles. Le système devrait pouvoir détecter de manière fiable une fuite, un terminal mal installé, des dommages au véhicule ou la présence de personnes dans une zone dangereuse. La diversité des formes des portes poserait également problème.oneet l’emplacement des points de remplissage sur chaque modèle. Cependant, pour les voitures électriques, une automatisation similaire est bien plus réaliste, et plusieurs constructeurs développent déjà des systèmes de recharge robotisés. Avec son brevet, Toyota a esquissé un avenir où l’énergie ne sera plus recherchée à la station-service, mais viendra directement à la voiture.

Airbus – Avion à hydrogène capable de voler à des vitesses supérieures à Mach 4

AirUn brevet a été accordé à Bus pour un aéronef extrêmement rapide qui combinerait les caractéristiques d’un avion de ligne, d’une fusée et d’un appareil hypersonique. Selon le projet, il pourrait atteindre des vitesses supérieures à Mach 4, soit plus de quatre fois la vitesse du son. Le trajet de Londres à New YorkLe temps de vol serait théoriquement réduit à environ une heure. Un vol Paris-Tokyo pourrait ainsi durer moins de trois heures. L’appareil n’utiliserait pas un seul type de moteur, car un système de propulsion unique ne peut être efficace au décollage, lors de la montée abrupte et en vol hypersonique. Au décollage, l’avion serait propulsé par des turboréacteurs classiques situés sous le fuselage. Une fois une certaine vitesse atteinte, ces turboréacteurs seraient rétractés ou arrêtés. Un moteur-fusée prendrait alors le relais, propulsant l’appareil dans une montée très abrupte. L’avion atteindrait une altitude d’environ 30 kilomètres, soit bien au-dessus des altitudes de vol normales. Pour le vol hypersonique horizontal, il utiliserait ensuite des propulseurs situés sur les ailes. L’appareil utilise de l’hydrogène comme carburant, qui pourrait être utilisé à différentes phases du vol. Ce profil de montée inhabituel vise à limiter l’impact du bang supersonique sur les zones habitées. L’avion pourrait transporter une vingtaine de passagers et s’apparenterait donc davantage à un jet d’affaires extrêmement rapide qu’à un avion de ligne conventionnel. Le brevet mentionne, outre le transport civil, une possible utilisation militaire. Les principaux problèmes seraient l’énorme consommation d’énergie, les températures élevées susceptibles d’affecter la structure et la maintenance extrêmement exigeante de plusieurs systèmes de propulsion. La rentabilité de l’exploitation et le prix des billets restent également des questions en suspens, car même le Concorde, pourtant bien plus lent, n’avait pu séduire qu’un nombre limité de clients. De plus, l’hydrogène nécessite de grands réservoirs et une infrastructure aéroportuaire entièrement nouvelle. AirBus ne fabrique pas l’appareil, et il est probable que sa conception spécifique reste brevetée. Cependant, certains de ses principes pourraient influencer le développement futur du transport hypersonique, qui pourrait un jour réduire les trajets intercontinentaux de plusieurs dizaines d’heures à quelques heures seulement.

U AirUn redémarrage du système sera nécessaire.

Les brevets ne constituent pas une promesse, mais ils indiquent des pistes de développement possibles.

À la lumière de ces idées, on pourrait facilement croire que les entreprises technologiques se préparent à un monde d’entrepôts volants, d’ours robotisés et de caméras implantées directement dans l’œil humain. La réalité du système des brevets est pourtant bien plus nuancée. Une entreprise peut obtenir la protection d’une solution sans jamais en avoir construit une version pleinement fonctionnelle. Il s’agit parfois simplement du fruit de recherches qui s’avèrent par la suite trop coûteuses, impraticables ou techniquement irréalisables.

D’autres brevets sont créés pour empêcher les concurrents d’exploiter simplement la même idée. Une entreprise peut ainsi protéger plusieurs pistes de développement différentes, même si elle ne les a pas encore exploitées.onec n’en sélectionnera qu’un seul. De plus, certains documents sont délibérément rédigés de manière générale afin de couvrir un maximum de situations futures. variant de la technologie donnée.

Mais cela ne signifie pas que les brevets atypiques soient sans valeur. Nombre de technologies qui paraissaient absurdes il y a vingt ans font désormais partie de notre quotidien, que ce soit dans nos poches ou à notre poignet. Les écrans flexibles sont désormais intégrés à de véritables téléphones.onePar exemple, les voitures peuvent se conduire seules dans certaines situations et l’intelligence artificielle communique naturellement avec une voix humaine.

Nous ne verrons probablement jamais tous les dispositifs exactement tels que décrits dans les documents de brevet. Cependant, leurs principes individuels pourraient se retrouver dans des produits beaucoup plus concrets. Un laser ne remplacera peut-être pas l’essuie-glace, mais il pourra nettoyer le boîtier de l’appareil photo. Les vêtements intelligents ne sanctionneront peut-être pas une mauvaise posture, mais ils pourront discrètement la guider. Un robot ne prendra peut-être pas les visiteurs dans ses bras dans un parc d’attractions, mais sa conception ergonomique pourra améliorer la sécurité des équipements dans les hôpitaux et les maisons de retraite.

Les brevets ne constituent donc pas une carte précise de l’avenir. Ils représentent plutôt une vaste archive de possibilités, d’impasses et d’expérimentations techniques. Et c’est précisément ce qui révèle la pensée parfois non conventionnelle de ceux qui conçoivent des technologies pour un monde qui n’existe pas encore.

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