France-Congo : renforcer les relations bilatérales à travers la diplomatie parlementaire

« Nous avons souhaité voir aujourd’hui comment continuer à contribuer au développement des relations entre nos deux pays. D’abord d’un point de vue parlementaire, comment la diplomatie parlementaire peut permettre de renforcer les relations entre nos deux pays. Comment on peut, pour nos deux populations, favoriser un certain nombre d’initiatives pour qu’elles soient plus à l’aise, se sentent mieux ; augmenter le pouvoir d’achat, augmenter bien sûr le niveau de paix également et de sécurité », a expliqué Bruno Fuchs à la presse.

Pierre Ngolo et son hôte ont également évoqué la possibilité de faire reconnaître aux jeunes générations le rôle du Congo et de Brazzaville dans l’histoire des deux pays, notamment l’aspect de la France libre. En effet, Bruno Fuchs croit qu’un certain nombre de ressortissants français n’est pas suffisamment au courant du rôle qu’a joué le Congo à cette époque. « Je pense qu’on a deux ou trois idées que l’on a échangées pour essayer de mieux contribuer à faire connaître le rôle de Brazzaville et du Congo. Ce qui, dans le contexte actuel, est un élément absolument important pour reconsidérer, mieux considérer le Congo, alors qu’une partie de la jeunesse, notamment française, ne connaît pas cette partie de l’histoire », a poursuivi le président de la Commission affaires étrangères de l’Assemblée nationale française.

Pour ce faire, les deux personnalités entendent murir leur réflexion sur des travaux à mener afin de mieux mettre en valeur et considérer cette période historique pour que le rôle du Congo soit beaucoup mieux connu. « Les parlementaires vont s’occuper de cette question. Par exemple, j’ai initié l’année dernière, et je pense que cela va aboutir dans les mois qui viennent, une reconnaissance à l’Assemblée nationale française de Félix Eboué et du rôle qu’il a joué dans la relation entre nos deux pays. Le but est d’avoir à l’Assemblée nationale française un buste ou une salle avec quelque chose qui, symboliquement, lui soit dédié. Et à travers lui, bien sûr, l’ensemble du Congo, de l’histoire du Congo et de ses citoyens », a-t-il indiqué.

Parlant de la coopération parlementaire, Bruno Fuchs a affirmé avec beaucoup « de force et de réalité » qu’il n’y a pas de nuage sur l’axe Paris-Brazzaville. « En tout cas, il y a une coopération forte entre les deux pays. Il y a une considération, une confiance entre les deux Sénats et les deux Assemblées nationales des deux pays, et cela se voit dans plusieurs dimensions : sur les questions de protocole, de formation, d’échange, mais également de mission entre nos deux pays », a-t-il assuré.

Selon lui, Pierre Ngolo a alerté la partie française sur quelques difficultés qu’il faille dépasser dans la relation entre les deux pays. A titre d’illustration, le député du Haut-Rhin a évoqué la question des visas. « Madame l’ambassadeur s’est bien expliquée de la façon dont aujourd’hui les visas sont produits, notamment dans l’espace Schengen. Ce n’est plus uniquement la France, mais c’est l’ensemble des pays Schengen », a souligné Bruno Fuchs.

Les autres sujets abordés concernent le développement économique et la nécessité pour les entreprises françaises de mieux investir au Congo. Les questions de la diplomatie par le sport, par la culture ont été également au cœur des échanges entre les deux parties. D’après le député français, ces domaines sont aussi des vecteurs très importants de rapprochement entre les deux peuples, par des artistes, des chanteurs, des sportifs qui sont, d’après lui, des liens très forts dans lesquels les jeunesses des deux pays peuvent se retrouver

 


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