Mercredi 15 avril, la guerre au Soudan entre dans sa quatrième année. Le coût pour notre peuple est considérable. Au moins 150 000 morts, 19 millions de personnes confrontées à de graves pénuries alimentaires, 12 millions de déplacés et réfugiés. Des millions d’enfants déscolarisés, des centaines de milliers dénués d’acte de naissance, des milliers de viols non comptabilisés. Pourquoi cette guerre sauvage, brutale ? Dans quel but ? Que recherchent les deux camps adverses ? Je ne vois rien d’autre que la soif de pouvoir et des richesses que celui-ci procure.
Pour comprendre comment nous en sommes arrivés là, un bref retour historique s’impose. Les deux principaux acteurs, les forces armées soudanaises (FAS) et les Forces de soutien rapide (FSR) [un groupe paramilitaire], étaient des piliers de la dictature islamiste du général Omar Al-Bachir. Ce sont des officiers des FAS, menés par Omar Al-Bachir, qui renversent, en 1989, le gouvernement démocratique de Sadeq Al-Mahdi. Ils dissolvent alors le Parlement, interdisent les partis politiques et instaurent des décennies de terreur, déclarant le « djihad » [la « guerre sainte »] contre nos concitoyens du Sud, ce qui a abouti à la partition du pays et à la création du Soudan du Sud, en 2011.
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