Gourbeyre : un droit de passage instauré pour accéder au Bassin bleu

L’accès au Bassin bleu sur la rivière du Galion à Gourbeyre est désormais soumis à un droit de passage, une contribution de 5 euros pour un adulte, touriste de surcroît. Ainsi en a décidé le propriétaire de la parcelle sur laquelle passe le chemin qui mène au site. Plans cadastraux et documents officiels à l’appui, Elain Laquitaine affirme être dans son bon droit.

« Il y a 40 ans que l’on a acheté la propriété, on a des impôts que l’on paye. J’ai fait au moins 500 000 euros de travaux ici. Les voiries n’existaient pas, c’est moi qui les ai faites. D’ailleurs, elle n’apparaissent pas sur le cadastre. J’ai attendu pour voir si les pouvoirs publics respectaient au moins leur accord pour entretenir l’espace. Ce n’est pas fait. J’emploie du monde et je ne vis pas de cela. »

Elain Laquitaine, propriétaire de la parcelle

Sur place, les touristes rencontrés tout au long du parcours se montrent globalement compréhensifs face à cette mesure.

« Si cela permet de garder le site propre, au moins. Mais je crois que l’on a pas le choix. Je n’ai pas fait 8 heures de vol pour m’asseoir dessus. »

Un touriste

« Le chemin était censé être gratuit et finalement, on arrive là et c’est payant. Du coup, on a payé pour être courtois, mais on aurait aimé que ça soit indiqué plus tôt. »

Une touriste

La promenade, accessible dans sa première partie, devient plus technique à l’approche de la première chute. Il faut notamment franchir un passage plus délicat en s’aidant d’une sorte d’échelle naturelle. Après une quinzaine de minutes de marche, les visiteurs atteignent les cascades du Bassin bleu, un site apprécié pour sa beauté mais aussi connu pour abriter un point de captage du SMGEAG. Une promenade qui en valait la chandelle selon les touristes.

« C’est magnifique. Franchement, vous avez une île paradisiaque. Super. »

Un touriste

Si la visite séduit, elle n’est pas sans danger, en particulier en période de mauvais temps. Les conditions météorologiques actuelles, marquées par une vigilance jaune pour fortes pluies et orages, renforcent les risques sur le parcours. « Avec des enfants, cela peut devenir rapidement dangereux, notamment sur la fin du trajet où certains passages sont plus compliqués », souligne un visiteur. Ces contraintes posent la question de la gestion et de la sécurisation du site, notamment si l’accès payant venait à se pérenniser.

Contacté pour réagir à cette situation, le maire de Gourbeyre, Claude Edmond, n’a pas donné suite aux sollicitations. Entre droit de propriété et accès à un site naturel emblématique, la question pourrait rapidement susciter un débat plus large sur la gestion des espaces naturels en Guadeloupe.

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