Lutte traditionnelle au Niger : Célébrer l’unité nationale au-delà de la compétition

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Comme le dit l’adage haoussa « Kokowa wasa ce », la lutte traditionnelle reste avant tout un jeu. C’est aussi un pilier de cohésion sociale car, au-delà de la victoire ou de la défaite, l’aspect primordial à retenir reste la dimension sociale de cette discipline ancestrale. C’est sur ce sujet que le président de la ligue régionale de la luttes traditionnelle de Dosso, El Hadj Abdou Harouna, a tenu quelques propos, rappelant que le Kokowa repose sur l’équité, le respect, l’autonomie et surtout la cohésion sociale, car elle permet de surmonter les différences pour une société unie et solidaire.

À l’occasion de la 14è édition de la Coupe du Président de la République tenue du 10 au 12 avril 2026, le président de la ligue régionale de lutte traditionnelle, El Hadj Abdou Harouna, a déclaré que la compétition s’est bien passée. Il a ensuite tenu à remercier toute la population de Dosso, les autorités ainsi que les chefs coutumiers pour cette collaboration qui démontre à quel point les choses vont bien, ainsi que toutes les personnes qui ont effectué le déplacement pour assister à cette 14è édition de la Coupe du Président, une compétition qui, selon lui, est tout aussi importante que le Sabre national.

El Hadji Abdou, président de la ligue régionale de Dosso avec notre reporter

« Cette pratique va au-delà du sport pour devenir un puissant facteur de cohésion nationale et culturelle. Du début jusqu’à la fin, la compétition s’est bien déroulée. Aucun malentendu n’a été constaté entre une région et une autre. Nous sommes une seule nation au Niger et c’est une très bonne chose », a-t-il dit.

Le président de la ligue régionale, El Hadj Abdou Harouna, a déclaré que la population doit comprendre qu’il faut mettre la patrie en avant et prendre conscience que la patrie passe avant tout. Elle doit se soutenir et soutenir les plus hautes autorités du Niger, à savoir le CNSP et le gouvernement, dans cette mission de refondation.

Il a aussi ajouté que l’État ne gagne rien dans l’organisation des luttes. Ce qu’il souhaite, c’est de voir la cohésion sociale se renforcer, que la population devienne indivisible, que chacun se reconnaisse et reconnaisse l’autre. « Dieu merci, chaque Nigérien, à travers la lutte, partout où il va, est chez lui. Moi, personnellement, à travers la lutte, il n’y a pas une commune au Niger où je n’ai pas quelqu’un qui peut m’accueillir. Il faut reconnaitre que c’est une très bonne chose car cette lutte nous rapproche les uns des autres », a-t-il indiqué.

Il a ensuite réitéré ses remerciements envers Dieu le Tout-Puissant, ainsi que les autorités du Niger qui mettent la main à la pâte et qui font du mieux qu’elles peuvent pour que la paix et la stabilité reviennent au Niger et que la cohésion sociale demeure une réalité au Niger. « Que Dieu nous protège contre tout mal », a-t-il imploré.

Par ailleurs, El Hadj Abdou Harouna a précisé que les lutteurs, eux, n’ont jamais eu de problèmes entre eux. D’après lui, ils se connaissent, s’entendent bien et cohabitent harmonieusement. En revanche, dit-il, ce sont souvent les fans et les supporters qui enveniment les choses.

« Un lutteur entre dans l’arène et cherche à gagner. S’il gagne tant mieux, sinon il salue son adversaire et ils sortent ensemble en riant, car ils savent que celui que tu as battu aujourd’hui peut te battre demain. Dans cette dynamique, ils sont unis et partagent tous ensemble », a-t-il expliqué, tout en souhaitant que la population, les supporters et les fans prennent exemple sur les lutteurs, sur leur comportement et leur union, car, dit-il, eux n’ont pas de problème.

« Chacun apporte sa contribution pour que le pays avance, mais avant tout, l’union est primordiale. Que la paix et la tranquillité règnent au Niger », a-t-il souhaité.

Assad Hamadou (ONEP)

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