NIAMEY, 22 avril 2026 – Dans les couloirs de l’École supérieure de contrôle et d’économie des professions (ESCEP) de Niamey, l’atmosphère était à la fois solennelle et studieuse ce mercredi 22 avril 2026. Sous la supervision directe du Colonel Mohamed Yacouba Siddo, Directeur général des douanes, le coup d’envoi du concours professionnel pour l’entrée à l’Institut de formation douanière (IFD) de Benslimane, au Maroc, a été officiellement donné.
Ce concours, devenu un rendez‑vous incontournable pour les cadres de l’administration douanière nigérienne, s’inscrit dans la stratégie de montée en compétences et de coopération Sud‑Sud. Ainsi, l’enjeu est de taille : seuls trois élus auront le privilège d’intégrer l’académie marocaine pour le cycle académique 2026‑2027.
Un filtre rigoureux pour une élite douanière
La sélection ne laisse aucune place au hasard. En effet, pour départager les postulants, les examinateurs ont misé sur deux épreuves décisives :
- La culture générale, destinée à évaluer l’ouverture d’esprit et la compréhension des enjeux contemporains.
- La culture douanière, pour tester la maîtrise technique et réglementaire des agents en situation professionnelle.
En se rendant sur les lieux, le Colonel Mohamed Yacouba Siddo a tenu à rappeler que l’accès à cet institut de renommée internationale est une récompense du mérite. Après avoir prodigué ses ultimes recommandations, il a encouragé les candidats à donner le meilleur d’eux‑mêmes, soulignant que la complexité croissante des échanges commerciaux mondiaux impose au Niger de disposer de cadres capables d’allier rigueur administrative et innovation technologique.

Le Maroc, partenaire stratégique de la formation
Le choix de l’IFD de Benslimane n’est pas anodin. Par ailleurs, véritable pôle d’excellence sur le continent, l’institut marocain forme chaque année les piliers des douanes africaines. Pour le Niger, envoyer ses agents dans ce centre de formation est une manière de s’aligner sur les standards internationaux en matière de surveillance des frontières et de mobilisation des recettes publiques.
Le Directeur général a personnellement veillé au bon déroulement des épreuves, souhaitant une chance égale à tous les postulants. En définitive, même si le nombre de places reste limité, l’administration douanière veut transformer cette saine émulation en moteur de progression pour l’ensemble du corps, alors que les réformes structurelles de l’État nigérien exigent une vigilance accrue aux cordons douaniers.
Au‑delà du concours, cette coopération entre Niamey et Rabat témoigne aussi de la vitalité des échanges académiques entre les deux nations, unies par la volonté de moderniser les administrations publiques face aux défis du commerce transfrontalier.
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