Parmi les raisons de la création de cette commission, un constat fait par ses membres : malgré les moyens alloués à certaines politiques publiques, celles-ci ne parviennent pas à des niveaux de développement qui se rapprocheraient des moyennes nationales.
Plus précisément, certains retards se creusent entre les territoires dits “Ultramarins” et l’Hexagone. Parmi les sujets susceptibles d’être examinés par cette commission figure l’illettrisme, caractérisé par de grandes difficultés à lire, écrire, calculer ou utiliser le numérique dans des situations simples de la vie quotidienne. Une situation qui concerne des personnes qui ont été scolarisées.
Pour rappel, en 2022, la Martinique recensait environ 15 000 personnes en situation d’illettrisme, un taux alors deux fois supérieur à celui de l’Hexagone. Autre sujet d’interrogation pour cette commission : le temps, parfois très long, pour que certaines politiques publiques soient adaptées aux spécificités des territoires ultramarins. On pense notamment au secteur du BTP et de la construction.
Un déplacement en Martinique
La commission d’enquête effectue un déplacement en Martinique du lundi 20 au jeudi 23 avril. Plusieurs auditions, notamment des services de l’État, des acteurs économiques, des bailleurs sociaux ou encore de l’Agence régionale de santé sont prévues. Une conférence de presse est programmée le dernier jour.
Pour l’instant, il semble trop tôt pour évoquer d’éventuelles suites dans la loi du futur rapport de la commission. Les travaux de la commission doivent s’achever au plus tard le 20 juillet prochain.
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