La France réduit un peu plus son écart avec ses territoires ultramarins. Le 1er mai 2026, la Martinique, la Guadeloupe, La Réunion mais aussi la Guyane ont été intégrées à la Charte sociale européenne, un traité international qui veille au respect des droits de l’homme. Ratifié en 1973, Paris avait choisi jusque-là de ne pas l’appliquer à ses territoires d’outre-mer. Ceux-ci vont désormais avoir accès à d’autres outils juridiques pour défendre leurs droits sociaux, économiques et environnementaux. Un exemple : demander aux autorités d’encadrer les prix des billets d’avion, budget colossal pour les Français d’outre-mer
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À l’approche des des vacances d’été, ou des fêtes de fin d’année, le prix d’un aller-retour avec une destination d’outre-mer frôle les 2 000 euros – une somme exorbitante qui s’aggrave avec l’augmentation des tarifs du kérosène – que les ultramarins comme le président du collectif Doubout, André Bazin, doivent débourser pour rejoindre leur famille : « Nos parents qui sont peut-être à l’article de la mort ou ne serait-ce que pour des naissances. Et on a nos enfants, évidemment. On va se contraindre, on va peut-être même prendre un crédit pour ça. On a des gens qui font ces déplacements même sans bagages. On en est à ça en fait. »
Injustice
Une injustice d’après André Bazin. Un dispositif d’aide à la continuité territoriale existe cependant, mais il ne couvre qu’un quart du prix du billet d’avion et il est conditionné, si bien que seule 3,5% de la population ultramarine peut actuellement en profiter. « Ce qui est éloigné, dit-il, ne doit pas devenir une difficulté quelque part. On a simplement besoin que l’État joue son rôle pleinement, parce que on est en train de parler d’une discontinuité territoriale, et ça, ce n’est pas admissible. »
Recours
L’extension de la Charte sociale européenne offre donc à ces territoires la possibilité de déposer des recours pour faire valoir l’égalité des droits sociaux et économiques entre tous les Français. Huit d’entre eux sont désormais couverts. La Nouvelle Calédonie, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française pourront aussi en faire partie une fois l’accord obtenu de leurs Assemblées locales.
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