Niger : 23 024 km de routes dont 5 874 km bitumées, 9 810 km en terre et près de 7 340 km de pistes rurales, 34,9 % classées en très bon état

Niamey, 2 mai (ANP) – Dans un entretien accordé à la RTN, ce samedi 2 mai 2026, le ministre de l’Équipement et des Infrastructures, le Colonel-major Salissou Mahamane Salissou, a souligné l’importance stratégique des infrastructures routières pour un pays. 

Pays enclavé, le Niger, couvre une superficie de 1 267 000 km². Il est caractérisé par une population majoritairement rurale et dispose de 23 024 km de routes dont 5 874 km bitumées, 9 810 km en terre et près de 7 340 km de pistes rurales, dont 34,9 % classées en très bon état.

Selon le ministre, le développement du réseau routier est essentiel non seulement pour le désenclavement des zones de production, mais aussi pour faciliter l’accès aux services sociaux de base, notamment les évacuations sanitaires, la prise en charge des femmes enceintes et la scolarisation des enfants.

Le ministre a indiqué que le Niger dispose actuellement d’un réseau routier estimé à environ 23 024 km, dont 5 874 km de routes bitumées, 9 810 km de routes en terre et près de 7 340 km de pistes rurales. 

Il a précisé qu’une part importante des routes bitumées est en bon état, avec environ 34,9 % classées en très bon état, un niveau jugé supérieur à la moyenne sous-régionale.

Abordant les actions engagées, il a expliqué que le gouvernement met en œuvre une stratégie articulée autour du court, moyen et long termes. 

Ainsi à court terme, l’accent est mis sur l’anticipation de l’entretien routier afin de limiter la dégradation des infrastructures. 

Il a illustré cette approche par la réhabilitation du tronçon Niamey–Balleyara, réalisée à moindre coût grâce à une intervention anticipée.

À moyen terme, les efforts portent sur la réhabilitation et la modernisation des infrastructures existantes. 

Le ministre a notamment cité le cas du pont de Sorey, à Niamey, dont les capacités ont été renforcées pour faire face à l’augmentation du trafic et aux effets des changements climatiques, ainsi que d’autres ouvrages en cours d’achèvement.

À long terme, le ministre a annoncé des projets structurants, notamment la construction d’autoroutes et le développement du réseau ferroviaire. Des études sont en cours sur l’axe Niamey–Dosso, en vue du lancement des travaux après validation des avant-projets techniques.

Le ministre a également indiqué que, face à l’évolution du trafic, les autorités privilégient désormais des normes techniques plus adaptées, notamment le recours au béton bitumineux en remplacement des routes en bicouche, afin d’assurer la durabilité des infrastructures.

S’agissant du financement des projets autoroutiers, il a précisé que les études en cours permettront de définir les modalités de mobilisation des ressources nécessaires, dans un contexte économique contraingnant.

BAZ/AS/ANP 011 mai 2026

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