Le procès d’un Guadeloupéen de 41 ans, accusé d’avoir mortellement frappé un homme de 58 ans après une altercation dans un bus lors des Fêtes de Bayonne en 2024, s’est ouvert ce lundi 04 mai 2026, devant la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques. L’accusé est jugé pour des « violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner« .
L’accusé évoque des propos racistes
Les faits sont survenus à la gare routière mise en place pour les festivités, qui accueillent plus d’un million de visiteurs chaque année. Le 11 juillet 2024, vers 21h00, le quinquagénaire se trouvait à l’arrière d’un bus censé le ramener chez lui, avec sa compagne, lorsque le mis en cause, alors âgé de 39 ans, est monté dans le véhicule par la porte de devant. Le premier, en état d’ébriété, a alpagué le second pour un motif qui n’a pas été établi au terme de l’instruction. Le ton est monté rapidement entre les deux protagonistes, qui semblent vouloir régler leurs comptes hors du bus. Les versions sur l’origine de l’altercation diffèrent. L’accusé évoque des propos à caractère raciste tenus par la victime, qu’aucun témoin n’a attestés. Le quinquagénaire est descendu du bus le premier, suivi par le Guadeloupéen, un ancien boxeur professionnel, qui s’est précipité sur lui, poussant le chauffeur de bus qui tentait de l’en empêcher.
Un coup de poing a été asséné au visage de la victime. Celle-ci a chuté, KO. Consciente, quand les secours l’ont prise en charge, son état s’est dégradé dans la nuit à l’hôpital, où elle est décédée le 16 juillet des suites d’un grave traumatisme crânien et d’un œdème encéphalique majeur, selon l’autopsie.
17 condamnations pour des faits de violence
L’homme, jugé pendant deux jours à Pau, a de nombreux antécédents judiciaires : entre 2005 et 2024, il a été condamné à 17 reprises, dont 14 pour des faits de violences, conjugales ou avec arme, ou des menaces de mort. En état de récidive, il encourt trente ans de réclusion criminelle.
Pour les avocats des parties civiles, Maîtres Marion Duhalde et Alain Astabie, « il n’y a rien à comprendre dans ce dossier« , la victime « est tombée sur la mauvaise personne au mauvais moment« .
Les Fêtes de Bayonne avaient déjà été endeuillées, un an plus tôt, par l’agression mortelle d’un habitant du centre-ville, roué de coups après avoir fait une remarque à un groupe de fêtards, surpris en train d’uriner devant sa porte.
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