Au Cameroun, changement d’enseigne pour la société publique en charge de la production et de la distribution de l’électricité, hier, Eneo et désormais Société camerounaise d’électricité (Socadel). Le premier Conseil d’administration de cette société créée le 4 mai 2026 par décret présidentiel se tient un jour plus tard à Yaoundé.
La nomination de sa première équipe dirigeante, pour la relance d’un secteur en proie à de nombreux défis, est très attendue. Avant d’en arriver à la Socadel, l’État du Cameroun a dû racheter au fonds d’investissement britannique Actis les 51% des parts qu’il détenait au sein d’Eneo. L’opération a coûté 78 milliards de francs CFA (environ 118,9 millions d’euros) au trésor public.
Ce premier acte de renationalisation marque la fin de plus de vingt ans de coexistence entre l’État et des actionnaires privés au sein de cette société depuis sa création.
Un capital de 66,9 millions d’euros
La Socadel nouvellement créée a donc pour actionnaire unique l’État du Cameroun et est doté d’un capital de 43,9 milliards de francs CFA, environ 66,9 millions d’euros. L’État étant désormais seul aux commandes, il récupère aussi tout le passif et les défis liés à l’ancien actionnaire majoritaire.
Avant le rachat, Eneo faisait déjà face à un endettement massif, à la problématique des factures impayées, au délabrement du réseau de distribution, ou encore aux tensions structurelles dans la chaine électrique. Ce qui, selon des experts, explique en partie sa reprise en main par l’État.
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Sur le plan de la relance de ses opérations, le décret créant la Socadel indique que la société reprend tous les effectifs et personnels qui étaient déjà sous contrat avec Eneo.
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